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Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 08 avril 2014

Du Saguenay–Lac-Saint-Jean à Montréal

Prénom : Camille Arrivée en : 2013 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Avant d’immigrer, je m’étais beaucoup renseignée grâce à des amis qui connaissaient le Québec et aussi en parcourant les sites web de l’Ordre des Ingénieurs Forestiers et d’Immigration Québec. J’ai notamment appris que mon diplôme français n’était pas reconnu au Québec. La solution aurait été que je devienne membre de l’Ordre des Ingénieurs Forestiers du Québec et donc de reprendre un cursus universitaire. Mais, naïvement, je me disais que puisque le Québec m’a sélectionnée et qu’il y a un manque de main-d’œuvre dans ce secteur, je pensais pouvoir contourner ce problème en occupant des fonctions d’ingénieure tout en étant embauchée comme technicienne. 

`Mais, sur place, et en discutant avec d’autres immigrants, j’ai vite découvert que la réalité est très différente. Heureusement pour moi, depuis début 2014, l’Ordre a mis en place un nouveau système de reconnaissance qui se base plutôt sur l’expérience professionnelle que sur les études. J’ai commencé les démarches mais j’aurai tout de même un stage de 7 mois à effectuer et des cours ou formations à compléter.

"Un peu découragée de ne pas avoir de retours de mes candidatures"

Au début de ma recherche d’emploi, je ciblais en priorité mon secteur d’activités. J’appelais des parcs, des coopératives, des centres de formation, des centres de recherche pour leur proposer mes services, j’envoyais également mon CV. Puis, j’ai commencé à élargir mon périmètre d’action et j’ai trouvé, au bout de deux mois et demi, un poste de formatrice en soutien informatique au CACI de Roberval. Ce n’est pas mon domaine de formation mais j’ai tout de même de bonnes connaissances de base en informatique.

 J’offre des formations principalement à destination des ainées et à des personnes en voie de réinsertion professionnelle. Il s’agit d’un contrat temporaire, je cherche donc en parallèle un autre poste en animation ou en informatique en foresterie. Même si j’ai rapidement trouvé un emploi, j’ai été un peu découragée et démoralisée de ne pas avoir eu de retour suite à mes nombreuses candidatures. J’avais aussi parfois l’impression d’être mal reçue par mes interlocuteurs. Mais j’ai rapidement relativisé après avoir rencontré deux immigrants maghrébins, ingénieurs également, qui étaient en recherche d’emploi depuis un an. Finalement, je suis plutôt chanceuse.

Bien préparer son immigration en région

J’ai eu la chance d’avoir immigré avec mon copain sinon je pense que, seule, je serai rentrée rapidement en France. Même si j’ai toujours été habituée à vivre dans un milieu plutôt rural, je trouve que, ici, les gens sont un peu moins ouverts, c’est dur de se faire des amis. Mais, l’avantage, par rapport aux grandes villes comme Montréal, c’est que la concurrence est moins importante au niveau de l’emploi. Pour un immigrant qui souhaiterait venir s’installer au Québec, et notamment en région, je lui conseillerais tout d’abord de venir découvrir l’endroit sur place. Et je ne parle pas de rester juste deux semaines de vacances, il faut rester assez longtemps pour découvrir concrètement l’environnement et la vie au quotidien en région. Il y a certaines contraintes qu’on ne va pas voir tout de suite, on est loin de tout et pour certains besoins nous sommes obligés de nous déplacer jusqu’à Montréal. Mais, pour les amoureux de la nature et ceux qui aiment la vie en plein air, c’est le paradis !

Un poste dans mon domaine professionnel

Au bout de 6 mois, mon contrat en tant que formatrice en informatique a pris fin et j’ai commencé à chercher un autre emploi. J’avais entendu parler du mythe de la « première expérience québécoise » qui facilite la recherche d’emploi suivante mais c’est vrai que ça a tout changé. J’ai eu beaucoup plus de retours d’employeurs que lors de mon arrivée et surtout dans mon secteur d’activités. Il faut dire aussi que j’ai élargi mon périmètre de recherche et ne me suis pas cantonnée à la région du Lac-Saint-Jean. Après quelques entrevues infructueuses dans différentes régions du Québec, j’ai finalement décroché un poste sur la Rive-Sud de Montréal. 

`Le réseautage n’est vraiment pas à négliger et peut agir d’une manière inattendue. Dans mon cas, mon employeur a souhaité me rencontrer car une ancienne connaissance m’a chaleureusement recommandée. C’était sa voisine, qui se trouve être la doyenne de l’université dans laquelle j’ai passé une année d’échange universitaire il y a 6 ans de cela… ! Je sais que lorsqu’on arrive et qu’on ne trouve pas d’emploi on peut rapidement se décourager mais il faut garder l’esprit ouvert et tout peut arriver ! Je conseillerais aux nouveaux immigrants d’être proactifs dans leurs recherches d’emploi et surtout de ne pas hésiter à bouger, il y a plein de belles régions à découvrir ! Retrouvez d'autres témoignages d'immigrants dans notre guide Travailler au Québec en téléchargement gratuit !

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