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La confédération canadienne

L'Union canadienne

Durant le XIXème siècle, le Parti des Canadiens français, ou Parti canadien, dirigé par Louis-Joseph Papineau, est constamment confronté à l’autorité d’un gouverneur anglais et d’un Conseil législatif qui rejette, la plupart du temps, les lois présentées à la Chambre. La politique des Anglais, aggravée par la crise sociale et l’exaspération des Canadiens français nationalistes, aboutit, en 1837-1838, à la Rébellion des Patriotes de la région de Montréal : la Constitution de 1791 est alors suspendue. Pour tenter de rétablir la situation, le gouverneur général anglais Lord Durham propose l’union du Bas et du Haut-Canada, connue sous le nom d’Acte d’Union (1841), créant le Canada-Uni. Au libéralisme des débuts succède un conservatisme engendrant des crises qui ébranlent périodiquement le gouvernement. C’est dans ce climat agité que naît l’idée d’une confédération : l’Acte de Constitution de 1867 établit la Confédération canadienne qui comprend le Québec, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario. Cette Constitution établit la séparation des pouvoirs entre gouvernement fédéral et provinces, chargées notamment de l’instruction. Afin de garantir le droit des minorités (protestante au Québec, catholique dans les autres provinces), le système scolaire, très controversé par la suite, reposera sur la religion plutôt que sur la langue. La Constitution utilisera dès lors le terme de « Canada français » au sujet de l’ensemble des francophones du Québec, du Nouveau- Brunswick, de l’Ontario et du Manitoba. Sir Wilfrid Laurier sera le premier Canadien français à occuper le poste de Premier ministre (1896-1911). Au début des années 1900, le débat sur l’autonomie du Canada et sur la langue française menacée de régression, hors du Québec, par le développement commercial et l’industrialisation du pays, suscite un nouvel élan nationaliste, sous l’impulsion du journaliste francophone Henri Bourassa. Celui-ci réclame à la fois une plus large autonomie du Canada à l’intérieur de l’Empire britannique et des provinces au sein de la Confédération canadienne. De son côté, Lionel Groulx défend la triple identité du Canadien français : catholique, francophone et rural.

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