Bulletin de l'immigration

L’essentiel de l’actualité de l’immigration au Québec

janvier 2026

#36

Bulletin de l'immigration

janvier 2026
édito

Nouvelle année, nouveau départ.

Nouveau départ, assurément, pour les 1 870 personnes qui ont eu la chance de recevoir en décembre leur invitation à soumettre leur demande de sélection permanente dans le PSTQ.

Un départ d’un autre genre pour les travailleurs philippins de l’entreprise gaspésienne LM Wind Power qui, à l’instar d’un nombre croissant d’acteurs économiques québécois, regarde rentrer dans leur pays des talents étrangers patiemment formés et intégrés au fil des ans, du fait des mesures restrictives toujours en cours en immigration.

Des mesures à plusieurs égards renforcées au fédéral, avec la suspension du parrainage des parents et des grands-parents, de même que des nouvelles demandes pour les aides de soins à domicile — mais aussi des restrictions apportées aux programmes des gens d’affaires, entre autres.

Au Québec, on se réjouit quelque peu de la fixation des plafonds de CAQ pour études par établissement d’enseignement pour les deux prochaines années. Et, dans la RMR de Montréal, on se rassure du retour en bonnes grâces des entreprises des Rives Nord et Sud dans le volet bas salaire du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

Des travailleurs bien informés au moment de leur entrée en poste, grâce à notre nouveau guide Personnes immigrantes – Vos droits et responsabilités au travail, réalisé avec la participation financière de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Rédaction

Direction
Christophe Berthet

Coordination éditoriale
Basile Moratille

Rédaction
Marine Caleb
Basile Moratille

Conception Web
Soufian Ajlani

Photo
Unsplash,
Immigrant Québec

Édité par
Immigrant Québec

115 rue Prince-Arthur Est
Montréal H2X 1B5
(Québec) Canada

>> immigrantquebec.com

Les textes contenus dans ce recueil n’ont aucune valeur contractuelle. La reproduction totale ou partielle des textes est interdite sans accord préalable de l’éditeur.

SOMMAIRE

Immigration

Intégration

Emploi

Études

Asile et refuge

Fédéral

IMMIGRATION

1 870 invitations envoyées dans le PSTQ en décembre

Simple réponse aux nombreuses réactions à l’abolition du PEQ ou véritable coup d’envoi, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a envoyé 1 870 invitations dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).

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C’est le 4 décembre 2025, deux semaines après l’abolition du Programme de l’expérience québécoise, qu’a eu lieu une ronde d’invitations telle que le PSTQ n’en avait pas connue depuis son dégel — la première depuis le 28 août 2025, et donc depuis la présentation de sa planification pluriannuelle de l’immigration 2026-2029.

Une ronde d’une grande ampleur qui concernait les quatre volets du PSTQ, désormais le seul programme d’immigration permanente.

Au total, 799 personnes invitées par le ministère exercent une profession dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la petite enfance, de la construction et du génie (Volets 2 et 3).

Une priorité a été mise sur les besoins dans les régions en dehors de Montréal : 657 personnes invitées dans les Volets 1 et 2 résident en dehors de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Aussi, ont été priorisées les personnes ayant un fort niveau de français, une expérience d’études ou de travail au Québec, car 402 personnes invitées ont un diplôme québécois (Volet 1).

Au-delà de ces caractéristiques, de nombreux critères ont été déterminants : une expérience au Québec, un diplôme obtenu dans la province, ou encore l’appartenance au secteur de la fabrication, notamment pour les volets 1 et 2.

Le ministre Roberge a assuré qu’il ne s’agissait que d’un avant-goût de la suite, et que de telles rondes seraient désormais organisées sur une base mensuelle.

Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada restreint les programmes des gens d’affaires

Le 19 décembre 2025, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a annoncé des mesures restrictives pour les programmes d’immigration des gens d’affaires.

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Cette position s’inscrit dans la lignée du Plan des niveaux d’immigration 2026-2028 pour réduire l’inventaire de demandes dans ces programmes.

Depuis le 19 décembre, les demandes de permis de travail optionnels, qui sont proposés aux demandeurs du Programme de visa pour démarrage d’entreprise, ne seront acceptées que pour :

  • Les personnes déjà au Canada, qui
  • Demandent une prolongation de permis.

Seront privilégiées les demandes de résidence permanente de personnes déjà sur le territoire et qui ont déjà un permis de travail lié à ce programme.

D’autre part, depuis le 31 décembre 2025, les nouvelles demandes dans le programme de visa pour démarrage d’entreprise ne seront plus acceptées, sauf pour les personnes ayant un engagement valide pris en 2025 auprès d’une organisation et qui n’ont pas encore fait de demande.

IRCC prolonge aussi la suspension du Programme des travailleurs autonomes jusqu’à nouvel ordre.

Quant au nouveau programme pilote pour les entrepreneurs, des informations seront communiquées en 2026

Majoration annuelle des droits exigibles pour les services du MIFI

Comme tous les ans, les tarifs du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) ont été augmentés au 1er janvier 2026.

L’évaluation comparative des études réalisées hors du Québec passe, quant à elle, de 138 $ CAN à 141 $ CAN.

Cette année, ils sont ainsi majorés de 2,05 %, selon le taux émis par le ministère des Finances correspondant à la variation annuelle de l’indice moyen des prix à la consommation.

Au rayon de l’immigration temporaire, une demande de sélection coûtera désormais :

  • 233 $ CAN pour un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) travailleur, ainsi que pour les employeurs faisant une demande d’évaluation, et
  • 135 $ CAN pour un CAQ pour études.

Pour ce qui est des demandes de sélection permanentes, l’addition s’élève à 940 $ CAN pour une personne seule (et 201 $ CAN pour l’époux/conjoint de fait et par enfant à charge qui accompagne le demandeur principal).

En outre, la capacité financière exigées des demandeurs dans les programmes d’immigration économique est elle aussi soumise à augmentation. Au 1er janvier 2026, le travailleur étranger temporaire doit ainsi démontrer disposer de la somme de 3 957 $ CAN. Quant à l’étudiant étranger (seul), tel que cela avait déjà été énoncé, sa preuve de capacité financière a été réévaluée à 24 617 $ CAN, quel que soit son âge.

La saison 2026 d’EIC est ouverte

Avec l’arrivée de la nouvelle année 2026, le programme Expérience internationale Canada a ouvert ses bassins.

Les personnes admissibles et intéressées à envoyer une demande peuvent créer un profil.

Peu d’information a, à ce jour, filtré concernant les prochaines rondes d’invitation (quota, dates, etc.).

On connaît, en revanche, le nombre de candidats inscrits dans les différents bassins. À titre d’exemple, au 9 janvier 2026, les candidats venant de France sont :

  • 11 409 personnes inscrites dans le bassin du Permis Vacances Travail (PVT)
  • 381 dans celui des Jeunes professionnels, et
  • 746 dans le bassin Stage coop international.

Le site d’EIC est mis à jour tous les vendredis.

Suspension du parrainage des parents et des grands-parents

Le Programme fédéral de parrainage des parents et des grands-parents est mis sur pause depuis le 1er janvier 2026.

Plus aucune demande de parrainage des parents et des grands-parents n’est désormais reçue, et ce jusqu’à nouvel ordre.

IRCC indique souhaiter profiter de cette pause pour traiter les demandes existantes au cours de l’année 2026, et ainsi réduire les listes d’attente.

Fin juillet 2025, IRCC avait envoyé 17 860 invitations (pour 10 000 places) aux personnes qui avaient déclaré leur intérêt à parrainer un parent/grand-parent en 2020.

Suspension des nouvelles demandes pour les aides de soins à domicile

Le 19 décembre 2025, IRCC a annoncé suspendre la réception de nouvelles demandes présentées dans les Programmes pilotes d’immigration des aides de soins à domicile.

Ces programmes pilotes ne reprendront pas en mars 2026, et les nouvelles demandes ne seront pas traitées, jusqu’à nouvel ordre.

Ainsi, IRCC préfère se concentrer sur les demandes déjà reçues pour réduire les délais d’attente ainsi que le nombre de demandes qui « continue de dépasser le nombre de places disponibles ».

Entrée en vigueur du projet de loi C-3 sur la citoyenneté par filiation

Le projet de loi C-3 déposé en juin 2025 et adopté en décembre est finalement entré en vigueur le 15 décembre 2025.

Cette Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté (2025) permet aux personnes nées avant le 15 décembre 2025 et qui auraient obtenu la citoyenneté canadienne sans les règles précédentes de limite de première génération ou autres dispositions désuètes, pourront obtenir la citoyenneté et pourront demander la preuve de leur citoyenneté.

Pour Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), cette loi permettra de résoudre des discriminations en matière de transmission de la citoyenneté.

Les parents nés ou adoptés à l’étranger pourront transmettre la citoyenneté à leur enfant né ou adopté à l’étranger s’il a un lien substantiel avec le Canada.

Le parent doit démontrer qu’il a résidé trois ans au Canada avant la naissance ou l’adoption de l’enfant.

Intégration

Rapport annuel sur les prix alimentaires 2026 au Canada : augmentations en vue

Le 4 décembre 2025 a été rendu publique la 16e édition du Rapport annuel sur les prix alimentaires, pour l’année 2026.

Selon le document de 39 pages, produit par l’Université Dalhousie, en collaboration avec d’autres universités canadiennes, le prix des aliments va augmenter de 4 % à 6 % durant l’année 2026. Chaque famille de quatre personnes dépensera, en moyenne, 995 $ CAN de plus.

Entre 2020 et 2025, les prix des aliments ont augmenté de 27 %, selon les auteurs du rapport. Ce sont surtout les prix de la viande et des restaurants qui ont augmenté, avec une hausse de 5 % à 7 % et de 4 % à 6 % respectivement.

Un autre facteur existe, géographique. En 2026, les provinces les plus touchées par l’augmentation seront l’Alberta, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec.

L’étude révèle ainsi qu’un quart des foyers canadiens est considéré comme étant en insécurité alimentaire. Ces personnes devront faire faire à une hausse due à des facteurs multiples, tels que les conflits entre pays, les changements climatiques, le manque de concurrence entre grandes chaînes, le taux du dollar canadien, etc.

Une hausse moyenne de 7,2 % des loyers locatifs à Montréal en 2025

Selon le rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), les loyers dans la région métropolitaine de Montréal a connu la plus forte augmentation à l’échelle du Canada.

En 2025, les loyers à Montréal ont connu une hausse moyenne de 7,2 % (contre des hausses de 3,5 % à Toronto et 2,2 % à Vancouver, des villes certes plus chères, mais au niveau de vie plus élevé).

Selon le rapport, il fallait débourser, fin 2025, 1 346 $ CAN en moyenne pour un appartement de 2 chambres non meublés dans la région métropolitaine (mais plus de 2 100 $ CAN en moyenne dans l’île de Montréal).

Ces hausses interviennent alors que le taux d’inoccupation des logements augmente (2,9 % à Montréal). Une augmentation qui touche surtout les logements dans des constructions neuves ou récentes, plus chers, et moins les logements « abordables », qui dont la demande est complètement saturée.

Emploi

Un nouveau guide sur les droits et responsabilités des travailleurs au Québec

Le 12 décembre 2025, Immigrant Québec a lancé son nouveau guide en ligne, intitulé Personnes immigrantes – Vos droits et responsabilités au travail, initialement introduit en version imprimée lors de l’édition d’automne de son Salon de l’immigration et de l’intégration.

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Tous les travailleurs ont intérêt à connaître le cadre qui entoure l’exercice d’un travail pour assumer leurs devoirs et exercer leurs droits lorsque ceux-ci ne sont pas respectés.

Le document dresse un portrait complet de l’environnement de travail au Québec, un environnement où les responsabilités de chacun sont clairement définies — et où les droits sont protégés.

Réalisé avec la participation financière de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), il vise notamment à mettre en lumière les particularités qui touchent les personnes immigrantes qui occupent un emploi avec un statut temporaire, une population souvent vulnérable et mal informée.

Ce guide aborde ainsi les normes du travail, d’équité salariale, de santé, de sécurité du travail ou encore de recours en cas de litige ou de motif de plainte. Autant d’informations qui peuvent outiller une personne immigrante au travail.

Mise à jour des taux de chômage par RMR : Montréal sous la barre des 6 %

Le 9 janvier 2026, Emploi et Développement social Canada a mis à jour ses taux de chômage de référence pour déterminer la recevabilité des EIMT présentées pour les postes à salaire dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

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Or, pour la première fois depuis l’introduction de la mesure, la RMR de Montréal passe sous la barre des 6 % de chômage (5,5 %), en baisse de 1,2 point depuis le dernier relevé du 10 octobre 2025.

Par conséquent, comme le rappelle le MIFI, si la mesure québécoise d’irrecevabilité des demandes d’EIMT/CAQ présentées dans le volet bas salaire du PTET reste applicable dans les régions administratives de Montréal et de Laval, les demandes présentées par les entreprises de la Rive-Nord (Lanaudière et Laurentides) et de la Rive-Sud (Montérégie) sont désormais admissibles.

Au Québec, le salaire horaire médian de référence qui permet de déterminer si un poste est à haut ou à bas salaire dans le PTET s’élève à 34,62 $ CAN (jusqu’au 31 décembre 2026).

Dans les régions de Montréal et de Laval, ce sont désormais les exemptions prévues par la mesure québécoise de suspension des EIMT bas salaires qui s’appliquent.

La RMR de Gatineau affiche quant à elle un taux de chômage de 6,8 % et demeure ainsi exclue des EIMT à bas salaire.

La prochaine mise à jour des taux de chômage aura lieu le 10 avril 2026.

Des départ de TET qui ne passent pas inaperçus

Parmi plusieurs autres cas similaires, un des fleurons de l’industrie québécoise s’apprête à perdre 140 de ses travailleurs étrangers temporaires (TET) philippins.

LM Wind Power, fabricant de pales d’éoliennes établi à Gaspé et lauréat du prix Maurice-Pollack (volet Grandes entreprises) en 2022, a déjà vu partir une quarantaine de TET, alors que le statut d’une centaine d’autres est en danger à très court terme.

Les travailleurs en question, qui touchent en moyenne 28 $ CAN de l’heure, sont considérés à bas salaire. Or, en vertu d’une mesure de restriction en vigueur, leur nombre ne peut excéder 10 % par lieu de travail de la masse salariale de l’entreprise qui les emploie.

LM Wind Power travaille depuis 2018 à créer un cercle vertueux de recrutement et d’intégration de travailleurs philippins hautement qualifiés, dans une région où la main-d’oeuvre est rare. Nous étions, par le passé, allés à la rencontre d’une communauté philippine florissante, et avions aussi eu l’occasion de nous entretenir avec une employée de l’entreprise.

Désormais, l’incertitude pèse, alors que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) appelle à une hausse des salaires des TET pour les conserver.

Retour des exigences d’affichage dans l’agriculture primaire

Le 4 décembre 2025, Emploi et Développement social Canada (EDSC) a annoncé la fin d’une suspension temporaire concernant l’agriculture primaire et le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

L’obligation avait été levée pour faciliter l’embauche de TET dans le cadre du PTET.

Mais, depuis le 1er janvier 2026, les employeurs qui veulent embaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET) dans des postes de l’agriculture primaire doivent de nouveau fournir des preuves d’affichage quand ils déposent une demande d’évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT).

Les employeurs doivent donc prouver qu’ils répondent à toutes les exigences d’affichage, y compris de prouver qu’ils ont fait des efforts pour recruter des Canadiens ou des résidents permanents, dont les personnes issues de groupes sous-représentés.

Pas d’exception pour les TET durant la Coupe du Monde de la FIFA 2026

Les obligations pour la demande d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) ont évolué le 17 décembre 2025.

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Les restrictions en vigueur depuis l’automne 2024 resteront inchangées : le blocage des demandes dans les zones où le taux de chômage dépasse 6 % et le plafond d’embauche de TET de 10 % de la main-d’œuvre.

Il rappelle que le PTET est un programme pour les embauches temporaires pour combler des manques à court terme et que ces mesures ont été mises en place pour réduire le recours aux travailleurs étrangers temporaires (TET).

Il encourage les organisateurs « à planifier en conséquence et à utiliser toutes les ressources pertinentes mises à leur disposition par le gouvernement du Canada pour qu’ils aient suffisamment de personnel pour cet événement ». À savoir : l’utilisation de mesures de soutien pour le recrutement de main-d’œuvre diversifiée : jeunes (programme SECJ) et personnes en situation de handicap (fond d’intégration pour les personnes handicapées).

Une politique d’intérêt public temporaire dispense les travailleurs de la FIFA (ou de ses sous-traitants) d’exigence d’autorisation de travail. Plus d’un millier de personnes sont attendues pour travailler sans permis de travail sur l’événement uniquement et, ce, jusqu’au 31 juillet 2026 au plus tard. Plus d’informations sur le site d’IRCC

Des exemptions existent pour les postes de courtes durées (120 jours civils ou moins) et qui sont temporaires pour un événement unique ou destiné à une main-d’œuvre qui franchit régulièrement les frontières. De plus amples informations sont disponibles sur le site web du PTET ou sur le Guichet-Emplois.

Le ministère invite les personnes intéressées à travailler ou assister à un match à se rendre sur le site d’Immigration Canada.

De nouvelles exigences pour les demandes d’EIMT au Québec

Les obligations pour la demande d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) ont évolué le 17 décembre 2025.

Depuis cette date, tous les employeurs doivent répondre aux exigences de francisation dans le cadre d’une demande d’EIMT.

Les entreprises de plus de 25 personnes doivent désormais fournir, lors de la demande, un document prouvant ses travaux de francisation :

  • Un certificat de l’Office québécois de la langue française (OQLF),
  • Une attestation d’inscription,
  • Un accusé de réception de l’analyse de la situation linguistique, ou
  • Une attestation d’application d’un programme de francisation en vigueur.

Les employeurs n’ayant pas un de ces documents doivent contacter l’Office. Quant aux entreprises qui figurent dans la Liste des entreprises non conformes au processus de francisation, elles ne peuvent pas obtenir d’EIMT positive.

Autre changement, les employeurs doivent aviser le MIFI de tout changement au contrat de travail ou offre d’emploi ayant fait l’objet d’une EIMT, dans un délai de 30 jours après la modification. Il faut ainsi écrire à ptet@mifi.gouv.qc.ca.

Le ministère prévient que le 17 décembre 2028, tous les travailleurs étrangers temporaires devront justifier d’un niveau 4 à l’oral en français pour obtenir un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Une obligation dont sont exemptés les entreprises et travailleurs agricoles.

Rappel des conditions de recrutement dans le secteur de l’agriculture primaire

Le 30 décembre 2025, Emploi et Développement social Canada (EDSC) a rappelé les conditions du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pour le secteur de l’agriculture primaire.

Quatre voies sont proposées aux employeurs pour l’embauche de travailleurs temporaires dans le secteur de l’agriculture primaire : le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS), le volet agricole du PTET, les postes à bas salaire dans l’agriculture primaire et poste à haut salaire dans l’agriculture primaire.

EDSC a également rappelé les obligations des employeurs en matière de salaire. Celui-ci doit être similaires aux travailleurs canadiens et résidents permanents ou ajustés en fonction du salaire minimum, au salaire établi par le MIFI pour les postes au Québec ou le taux de salaire indiqué par la Liste nationale de secteurs agricoles (LNSA), mise à jour le 31 décembre 2025 et au fil de l’année.

Le ministère a aussi rappelé des conditions du volet du PTAS, notamment sur le contrat et les obligations de l’employeur sur sa conservation, la signature par le salarié, etc.

Mise à jour du guide Embaucher une personne immigrante au Québec 2025-26

C’est dans un contexte migratoire tumultueux et toujours imprévisible, la 5e édition du guide Embaucher une personne immigrante au Québec se recentre sur l’essentiel.

Simplifié, allégé, repositionné : la version 2025-26 du guide est plus que jamais un compagnon pratique et factuel de l’embauche d’une personne immigrante, des premiers questionnements et des moyens d’identifier des candidats, au Québec et à l’étranger, jusqu’à l’intégration en emploi — en passant bien sûr par la phase RH du recrutement et les démarches en vue d’obtenir un permis de travail.

Il est aussi l’occasion de faire le point sur les voies vers l’embauche et le maintien en emploi des personnes immigrantes.

Plusieurs entreprises au Québec connaissent des enjeux de main-d’œuvre auxquels les personnes immigrantes ne peuvent plus répondre avec autant de facilité qu’il y a quelques années. Mais cela ne signifie pas que l’embauche de ces personnes ne peut pas être envisagée et poursuivie.

ÉTUDES

Québec : les plafonds d’étudiants étrangers fixés pour les deux prochaines années

Le 17 décembre 2025, le MIFI a annoncé la mise à jour de ses plafonds du nombre d’étudiants étrangers qui seront admis dans les établissements du Québec.

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Ces plafonds de demandes de sélection temporaire dans le programme des étudiants étrangers (PEE) seront valables deux ans, du 17 décembre 2025 au 16 décembre 2027.

Au niveau collégial, 22 606 demandes de sélection par an seront reçues, soit 6 644 demandes pour les programmes menant à une AEC, 15 915 demandes pour ceux menant à un DEC et 47 demandes pour les autres programmes.

Enfin, du côté de la formation professionnelle, 27 915 demandes maximales pourront être reçues par an et réparties entre les établissements privés, les centres de services scolaires et les commissions scolaires.

Cette déclaration intervient quelques semaines après qu’IRCC a fixé ses propres plafonds par province et par territoire. Contrairement aux plafonds fédéraux, Québec applique des plafonds par établissement d’enseignement.

Le nombre maximal de demandes de sélections temporaires pour études sera de 54 702 demandes annuelles au niveau universitaire, qui est au même niveau que le nombre de demandes reçues en 2024.

ASILE ET REFUGE

Fin de l’allocation destinée aux demandeurs d’asile ayant des enfants handicapés

Le 20 décembre 2025, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il mettait fin à l’aide financière pour les enfants handicapés (ou ayant des besoins particuliers) de demandeurs d’asile.

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Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) indique avoir cessé le paiement de cette allocation, après avoir refusé toutes les nouvelles demandes depuis le 15 avril 2025. Les familles qui en bénéficiaient déjà avant cette date continuaient à la recevoir.

En cause, une volonté de réduire la pression sur les services publics, garantir l’équité d’accès et recentrer les activités.

Cette aide de quelques centaines de dollars représentait une aide précieuse pour cette population déjà vulnérable. Pour le gouvernement, cela représentait 1,2 million de dollars en 2024-2025.

263 familles, dont 330 enfants, seront touchés dans toute la province.

Examen des risques avant renvoi : modifications d’admissibilité pour certains ressortissants iraniens

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) permet désormais aux ressortissants iraniens dont la demande d’asile a été refusée de faire une demande d’examen des risques avant renvoi (ERAR).

En d’autres termes, cela leur permet potentiellement de ne pas être renvoyés en Iran si cela les exposait à des risques. Les décisions seront prises au cas par cas.

Les personnes concernées sont celles qui ont reçu un avis défavorable entre le 20 décembre 2024 et le 19 décembre 2025. Si la demande d’ERAR a été refusée durant cette période, elles peuvent demander un deuxième ERAR.

Celles qui ont reçu une ordonnance de renvoi pour motifs graves d’interdiction de territoire ou qui ont été exclues de la protection des réfugiés ne peuvent être admissibles qu’à un ERAR restreint.

FÉDÉRAL

2026, année de recensement au Canada​

Le recensement national aura lieu au mois de mai 2026, et Recensement Canada recrute dès à présent quelque 32 000 personnes pour le mener à bien, pour des missions s’étalant de mars à juillet 2026.

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Le recensement a lieu tous les cinq ans, et il est à ce jour l’outil de référence pour photographier la population du Canada, y compris les populations immigrantes.

Le pays a connu certains bouleversements depuis le dernier exercice de 2021, en pleine pandémie, où l’on avait connu accroissement important de populations grâce à l’afflux de résidents temporaires appelés en renfort pour relancer l’économie post-pandémique.

Depuis début 2024, des mesures resserrements de l’immigration, destinées notamment à réduire le nombre de résidents temporaires au pays, mènent aujourd’hui à des vagues de départs et à une diminution de la population — une baisse de 0,2 % de celle-ci enregistrée en 2025, la plus importante en 80 ans.

On attend beaucoup des données de ce nouveau recensement, qui permettront de prendre une mesure plus précise des politique migratoires actuelles et de leur impact réel, notamment en dehors des centres urbains.

Une nouvelle catégorie d’Entrée express pour les médecins

Le 8 décembre 2025, la ministre fédérale de l’immigration a annoncé la création d’une nouvelle catégorie d’Entrée express pour les médecins étrangers.

Elle s’adresse aux personnes qui ont au moins un an d’expérience au Canada dans une profession admissible acquise durant les trois dernières années.

5 000 places seront réservées pour que les provinces et les territoires désignent les personnes qu’ils souhaitent. Ces places s’ajoutent aux effectifs annuels du Programme des candidats des provinces.

Les invitations à présenter une demande dans cette nouvelle catégorie seront envoyées début 2026. Les personnes retenues bénéficieront du traitement accéléré de leur demande de permis de travail pour travailler en attendant la résidence permanente.

Le rejet de l’immigration en hausse au Canada

La ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté au Canada, a affirmé dans une entrevue réalisée en décembre 2025 qu’elle constatait une baisse du soutien à l’immigration depuis la pandémie de COVID-19.

Une réflexion confirmée par les sondages, par les données de Statistique Canada et par la hausse des crimes haineux contre les personnes étrangères, notamment visant les personnes d’origine sud-asiatique. 54 % des répondants d’un sondage réalisé par IRCC trouvaient que trop d’immigrants venaient s’installer au Canada.

Un sentiment qui se retrouve aussi dans les discours politiques qui lient l’immigration avec l’augmentation des prix des logements et le taux de chômage des jeunes.

Du côté de l’opposition à Ottawa, elle reproche au gouvernement d’avoir ouvert trop et trop vite le pays à l’immigration. En réponse, la ministre Diab dénonce la haine et estime qu’elle doit se combattre de manière multidimensionnelle.

Déclaration de la ministre Diab à l’occasion de la Journée internationale des migrants

Le 18 décembre 2025, la ministre fédérale de l’immigration, Lena Metlege Diab, a prononcé son discours annuel à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

Après avoir rappelé le courage et la persévérance des personnes immigrantes, la ministre a déclaré que la « migration devient de plus en plus complexe » à cause des conflits ou des changements climatiques, les poussant à « braver l’exploitation et des voyages dangereux ».

Elle a aussi évoqué les engagements du Canada, notamment à travers le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Enfin, la ministre a partagé les objectifs du Canada pour une immigration « qui soutient la croissance économique » et respecte la capacité d’accueil, mais aussi pour la lutte contre une migration irrégulière.

 
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