Bulletin de l'immigration

L’essentiel de l’actualité de l’immigration au Québec

juin 2026

#41

Bulletin de l'immigration

juin 2026
édito

Bientôt deux mois après son annonce, tout indique que le retour du PEQ se fera finalement par la porte de côté. Interrogée lors d’un déplacement à Paris, la première ministre Christine Fréchette a évoqué une réouverture du programme selon un régime du « premier arrivé, premier servi » ; un régime également placé sous quotas stricts, et imputés directement aux places attibuées au PSTQ. Une position qui, en l’absence d’annonce officielle, alimente le questionnement des personnes immigrantes concernées, alors que les permis de travail temporaires expirent à un rythme soutenu.

Justement, le MIFI a ajusté les critères du PSTQ pour prioriser les travailleurs étrangers temporaires dont le permis de travail (ouvert, en premier lieu) est expiré ou sur le point de l’être, dans le but de limiter les départs forcés des personnes invitées à présenter leur demande de sélection permanente, qui ne seraient pas en mesure de recevoir leur CSQ avant l’expiration de leurs documents d’immigration.

Pour autant, aucune ronde d’invitations dans le PSTQ n’a eu lieu au mois de mai (une première depuis le début de l’année), y compris selon ces nouveaux critères « d’urgence ».

Au fédéral, IRCC sollicite l’opinion publique sur les niveaux d’immigration 2027-2029, sur fond, toujours, de réduction de la part de résidents temporaires au sein de la population et de stabilisation du nombre de personnes admises, tandis que les données statistiques nous rappellent, une fois encore, à une réalité que l’on peine encore à regarder : la démographie de nos villes et de nos provinces est en berne. Montréal vieillit plus vite et plus fort que les autres métropoles canadiennes, la population du Québec a reculé en 2025, une première en 50 ans, et l’on s’interroge désormais dans quels bassins puiser pour compenser le nombre toujours croissant d’inactifs.

Rédaction

Direction
Christophe Berthet

Coordination éditoriale
Basile Moratille

Rédaction
Basile Moratille

Conception Web
Soufian Ajlani

Photo
Unsplash, Wikimedia Commons, Immigrant Québec

Édité par
Immigrant Québec

115 rue Prince-Arthur Est
Montréal H2X 1B5
(Québec) Canada

>> immigrantquebec.com

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SOMMAIRE

Immigration

Intégration

Emploi

Études

Asile et refuge

Fédéral

IMMIGRATION

La réouverture du PEQ se fait toujours attendre, une clause de droits acquis sous quotas fait surface

En déplacement à Paris, Christine Fréchette a rappelé son intention de rouvrir le PEQ pour deux ans afin d’aider des « orphelins du PEQ ». Mais si on ignore encore tout ou presque de ce « PEQ 1.5 », la première ministre a laissé entendre que l’accès au programme serait soumis à certaines restrictions.

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Interpellée à Paris par le député français de la première circonscription des Français de l’étranger, Christopher Weissberg, la première ministre Christine Fréchette a réitéré sa promesse de réactiver le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour une durée de deux ans, tout en respectant les seuils fixés de nouveaux arrivants permanents par année.

Or, c’est là que l’approche soulève un certain nombre d’inquiétudes. En effet, Mme Fréchette a laissé entendre que le PEQ ne supplanterait pas la voie régulière du PSTQ au cours des deux années de sa réouverture ; elle envisage plutôt de répartir équitablement entre les deux programmes le nombre de places disponibles, dans la limite des 29 000 places annuelles attribuées à la catégorie de l’immigration économique (sur les 45 000 au total).

Ainsi, on obtiendrait un total de personnes admises par programme de l’ordre de 14 500 par an pendant deux ans, selon un fonctionnement du « premier arrivé, premier servi ».

Si cette formule était retenue, il est évident que toutes les personnes admissibles au PEQ « en théorie » n’auraient aucune certitude d’être sélectionnées, limitant de fait la portée de la mesure.

L’annonce officielle de la réouverture du PEQ, le calendrier, ainsi que les modalités de mise en œuvre sont attendues juste avant (voire après) le renvoi de l’Assemblée nationale en pause estivale.

En attendant, des milliers de personnes déjà intégrées et qui pourraient aspirer à la mesure ont déjà quitté ou s’apprêtent à quitter le territoire.

Des statistiques obtenues par Le Devoir indiquent que 18 850 permis de travail ouverts arriveront à expiration en 2026 au Québec, soit environ 1 500 chaque mois, pour un total prévu de 18 850 sur l’année 2026.

PSTQ : Québec priorise les dossiers de TET dont le permis est expiré ou bientôt expiré

Depuis le 13 mai 2026, le MIFI priorise le traitement de certaines demandes au PSTQ pour limiter les départs forcés de travailleurs déjà établis au Québec.

Aucune ronde d’invitations n’a été enregistrée au cours du mois de mai 2026, une première depuis le début de l’année.

Dans un communiqué du 13 mai 2026, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a instauré une mesure de priorisation dans le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), en vigueur jusqu’au 13 mai 2027. L’objectif est de réduire le risque que des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires invités et ayant déposé une demande de sélection permanente voient leur permis de travail expirer avant qu’une décision de sélection ne soit rendue, et soient dès lors contraints de quitter le Québec.

Concrètement, le MIFI priorisera d’abord les demandes de personnes en permis de travail ouvert (permis expiré, puis permis bientôt à échéance), puis celles liées à un permis de travail fermé. En effet, les personnes en permis fermé peuvent bénéficier d’une politique d’intérêt public temporaire d’IRCC, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026, qui pourrait leur permettre de prolonger leur permis de travail pour une durée de 12 mois.

Québec a demandé à Ottawa d’élargir l’application de cette mesure aux détenteurs d’un permis ouverts également. Mais une telle éventualité semble toutefois compromise.

À noter que le ministère ne garantit pas l’émission d’un CSQ avant l’expiration du permis, et la personne doit maintenir un statut légal en tout temps, notamment en entreprenant rapidement les démarches de renouvellement auprès de l’employeur et d’IRCC lorsque possible.

Consultation fédérale sur les niveaux d’immigration 2027-2029

IRCC a lancé une vaste consultation publique en vue d’établir son Plan des niveaux d’immigration 2027-2029.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a lancé ses consultations 2026 sur les niveaux d’immigration. Celles-ci visent à alimenter le Plan des niveaux d’immigration 2027-2029, qui sera déposé à l’automne. La période de participation est en cours, via un sondage en ligne, et s’achèvera le 14 juin 2026.

Le ministère rappelle les orientations mises de l’avant récemment :

  • Réduire la population de résidents temporaires à 5 % de la population canadienne d’ici la fin de 2027 ;
  • Maintenir les admissions de résidents permanents sous le seuil de 1 % de la population après 2027 ;
  • Poursuivre ses engagements en matière d’immigration humanitaire, familiale et francophone hors Québec.

Concrètement, IRCC demande aux répondants d’expliquer les effets observés dans leur collectivité ou leur secteur (positifs ou négatifs), de proposer des ajustements aux niveaux de résidents temporaires et permanents, d’identifier des pressions régionales ou tendances démographiques, et de nommer les obstacles observables au système actuel.

Les questions peuvent être consultées à l’avance pour préparer ses réponses.

Un meilleur encadrement des consultants en immigration et en citoyenneté

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a annoncé un nouveau règlement pour mieux encadrer les consultants en immigration et citoyenneté. En vigueur le 15 juillet 2026, il renforcera les plaintes, les enquêtes et la transparence du Collège, afin de mieux protéger le public contre la fraude.

IRCC conduit également un sondage anonyme auprès de 300 000 personnes ayant eu recours à un représentant ou à des services de conseil, parmi celles qui ont reçu une décision d’IRCC en 2025.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a annoncé un nouveau règlement pour mieux encadrer les consultants en immigration et citoyenneté. En vigueur le 15 juillet 2026, il renforcera les plaintes, les enquêtes et la transparence du Collège, afin de mieux protéger le public contre la fraude.

Dans un communiqué du 6 mai 2026, IRCC a confirmé l’adoption d’un règlement qui accroît les pouvoirs du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté. Il prévoit notamment des pénalités plus élevées et un processus de plaintes et de discipline renforcé.

Le texte précise aussi les règles d’enquête en cas d’inconduite et ajoute des exigences de reddition de comptes pour améliorer la transparence. Le registre public des consultants devra afficher davantage d’information à partir d’avril 2027.

Enfin, la ministre pourra nommer une personne pour assumer les fonctions du conseil en cas de manquements, et des lignes directrices sont fixées pour le fonds d’indemnisation destiné aux victimes de pertes financières liées à des actes malhonnêtes.

Notre guide Immigrer au Québec, réimaginé

Pour sa 18e édition, notre guide Immigrer au Québec fait peau neuve, et s’offre au passage une version web complète et adaptée à tous les supports.

Présenté pour la première fois à l’occasion de l’édition printanière du Salon de l’Immigration et de l’Intégration au Québec, qui s’est déroulée les 27 et 28 juin 2026 à Montréal, le nouveau guide est proposé dans un format plus grand, lisible et simple d’utilisation.

La nouvelle version en ligne, inspirée du populaire guide sur les droits et responsabilités en emploi des travailleurs étrangers temporaires, permet à notre document de référence d’embrasser son plein potentiel, dans une interface épurée, adaptée à tous les supports et plus souple à maintenir à jour en continu.

Les deux versions du guide sont désormais disponibles gratuitement.

INTÉGRATION

Des projections démographiques dans le Grand Montréal en net recul par rapport aux autres métropoles canadiennes

Contrairement à Toronto et à Vancouver, le Grand Montréal pourrait voir sa population reculer d’ici 2050. Le vieillissement s’accélère, dans un contexte où l’immigration reste le levier le plus immédiat pour améliorer le ratio des personnes actives par rapport aux inactifs.

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Le ratio de dépendance mesure le poids des personnes considérées comme inactives, notamment les jeunes et les aînés, par rapport à la population en âge de travailler. Par exemple, le ratio de 75 % signifie que pour 100 personnes actives, 75 personnes sont inactives.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sonne l’alarme sur l’évolution démographique du Grand Montréal. Selon la plus récente note de l’Observatoire Grand Montréal, la région a franchi le cap des 4,3 millions d’habitants en 2025, mais sa trajectoire projetée diverge des deux autres grandes métropoles canadiennes.

Montréal serait ainsi la seule à afficher un recul de sa population d’ici 2050. Celle-ci pourrait enregistrer une baisse de 1,3 %, tandis que celles de Toronto et de Vancouver continueraient de croître, respectivement de +14,6 % et de 21,9 %.

Le vieillissement explique une grande part de ce basculement. En 2025, pour la première fois hors période pandémique, les 19 ans et moins et les 20-29 ans ont simultanément diminué, pendant que les 65 ans et plus progressaient.

Résultat : le « ratio de dépendance » pourrait atteindre près de 75 % en 2050 (contre 64,4 % à Toronto et 60,9 % à Vancouver), accentuant la pression sur la population active et les finances publiques.

Dans ce contexte, la CMM rappelle que l’immigration a brièvement soutenu la population d’âge actif en 2023-2024, sans renverser la tendance de fond. Selon les auteurs de l’étude, l’attraction et la rétention de nouveaux résidents demeurent cependant le principal levier à court terme pour limiter la pression sur les 20-64 ans.

La population du Québec a diminué en 2025, une première en 50 ans

La population du Québec est estimée à 9,03 millions de personnes au 1er janvier 2026. Selon l’ISQ, elle aurait reculé de 9 600 personnes en 2025, après trois années de forte croissance.

Le solde migratoire total du Québec est estimé à -7 150 personnes. Il tient compte des migrations internationales et des mouvements avec les autres provinces. Le Québec a notamment perdu 7 600 personnes au profit du reste du Canada.

Pour l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), plusieurs facteurs permettent d’expliquer un phénomène que l’on n’avait pas vu depuis 50 ans.

D’abord, pour la deuxième année de suite, les décès ont dépassé les naissances au Québec. En 2025, 78 200 bébés sont nés, soit 800 de plus qu’en 2024. Mais le Québec a aussi enregistré 80 450 décès, en hausse de 2,1 %.

Le bilan migratoire explique aussi ce recul. Les migrations internationales ont presque cessé de contribuer à la croissance de la population, avec un gain estimé à seulement 450 personnes. Et si l’immigration permanente a légèrement augmenté, avec 60 150 personnes admises, le nombre de résidents non permanents a en revanche baissé de 51 400 personnes, pour atteindre 514 050 au 1er janvier 2026.

Ces données restent provisoires. L’ISQ précise d’ailleurs qu’elles pourraient être révisées, notamment pour tenir compte de l’impact réel des mesures de resserrement de l’immigration temporaire.

L’accès à un médecin de famille, nettement plus difficile pour les nouveaux arrivants

Une étude de Statistique Canada montre que moins de la moitié des immigrants récents au Québec ont un fournisseur habituel de soins, un écart marqué avec l’Ontario et les Prairies. La barrière linguistique et la méconnaissance du système sont notamment citées.

Selon l’article, seulement 44 % des immigrants récents au Québec déclarent avoir un fournisseur habituel de soins (médecin de famille, médecin spécialiste, infirmière praticienne ou autre professionnel), contre 75 % en Ontario et 79 % dans les Prairies. Dans un article de La Presse sur le sujet, il apparaît que certains nouveaux arrivants disent ne jamais obtenir de réponse après leur inscription et doivent improviser, allant parfois jusqu’à consulter à distance un professionnel dans leur pays d’origine.

Statistique Canada associe ces difficultés à la langue, au manque de familiarité avec le système de santé, ou encore à des inégalités structurelles. Au Québec, l’enjeu est plus prononcé chez les personnes qui ne maîtrisent pas le français.

À plus long terme, l’accès tend à s’améliorer : les immigrants établis depuis plus de dix ans affichent un taux d’accès élevé, comparable ou supérieur à celui des personnes nées au Canada.

Une nouvelle trousse « Info bien-être » pour soutenir l’intégration des personnes immigrantes

Le MIFI et le MSSS lancent « Info bien-être », une trousse en ligne (traduite en plusieurs langues) pour informer et outiller les personnes immigrantes face aux défis de l’intégration. Objectif : favoriser le bien-être et prévenir des problèmes de santé mentale.

Annoncée le 25 mai 2026, la trousse « Info bien-être » met l’accent sur le bien-être comme facteur clé d’une intégration réussie.

Initiative du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), cette trousse propose des conseils pratiques et des repères sur le processus d’intégration afin d’aider à surmonter certaines difficultés et à réduire les risques de détresse psychologique.

Le contenu aborde notamment les services et ressources disponibles (santé et services sociaux, travail, francisation, éducation, culture), ainsi que des thèmes comme les mythes sur l’intégration et la géographie du Québec.

La trousse s’inscrit dans le Plan d’action interministériel en santé mentale 2022-2026 et a été réalisée par le CERDA et l’Institut universitaire SHERPA.

ASILE ET REFUGE

Demandeurs d’asile : moins d’arrivées au Québec, mais une précarité accrue

Les arrivées de demandeurs d’asile au Québec ont chuté depuis 2023, notamment après la révision de l’Entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis. Des organismes et intervenants disent toutefois observer plus de vulnérabilité, sur fond de règles resserrées et de compressions budgétaires.

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Cette mesure, qui intéresse notamment les personnes immigrantes qui ont besoin d’une couverture de soins de santé à court terme au Canada, dont les demandeurs d’asile et les personnes protégées ou les réfugiés installés, est entrée en vigueur le 1er mai 2026.

Depuis le 1er mai 2026, les bénéficiaires du PFSI devront payer 4 $ CAN par médicament sur ordonnanceadmissible délivré ou renouvelé, ainsi que 30 % du coût des produits et services de santé « supplémentaires » (dont les soins dentaires ou de la vue, le soutien psychologique et les appareils fonctionnels).

IRCC précise que les visites médicales et les soins hospitaliers resteront entièrement couverts. Le ministère recommande notamment de vérifier si un copaiement s’applique, de confirmer le montant et de conserver un reçu.

FÉDÉRAL

Certains voyageurs indonésiens et malais pourront demander une AVE plutôt qu’un visa

Depuis le 26 mai 2026, des citoyens admissibles de l’Indonésie et de la Malaisie peuvent demander une autorisation de voyage électronique (AVE) au lieu d’un visa pour voyager ou transiter au Canada par avion.

Le gouvernement fédéral annonce un assouplissement ciblé des obligations de visa pour renforcer la mobilité avec l’Indo-Pacifique. Sont visés les voyageurs aériens d’Indonésie et de Malaisie qui ont eu un visa de résident temporaire (VRT) canadien au cours des 10 dernières années, ou qui détiennent un visa de non-immigrant américain valide : ils pourront présenter une demande d’AVE au lieu d’un traditionnel VRT.

Les autres ressortissants, ainsi que les voyageurs entrant par voie terrestre ou maritime, devront continuer d’obtenir un visa de visiteur.

Un VRT ou une AVE ne garantit pas l’entrée, et des permis d’études ou de travail restent requis selon le motif du séjour.

Ebola : Ottawa prend des mesures sanitaires et aux frontières pour certains voyageurs

En réponse à l’éclosion d’Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) et aux risques en Ouganda et au Soudan du Sud, le Canada annonce des mesures temporaires aux frontières pour certains voyageurs.

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Suspension de documents d’immigration pour 90 jours et quarantaine obligatoire de 21 jours pour certains voyageurs : depuis le 27 mai 2026, le gouvernement suspend pour 90 jours la validité de certains documents d’immigration (dont l’AVE et les visas) pour les résidents de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Même un document déjà approuvé ne permet pas de voyager pendant la suspension, et les décisions sur les nouvelles demandes de résidents de ces pays seraient aussi mises en pause.

Jusqu’au 29 août 2026, les voyageurs (y compris les Canadiens et les résidents permanents) ayant séjourné dans ces régions dans les 21 derniers jours devront se soumettre à une quarantaine de 21 jours, même s’ils ne présentent pas de symptômes. En cas de symptômes, une évaluation à l’hôpital est prévue.

Selon des informations rapportées, plus de 24 000 documents de voyage pourraient être touchés.

IRCC accélère la résidence permanente pour 33 000 travailleurs dans certaines communautés

Ottawa veut accorder de façon accélérée la résidence permanente à 33 000 travailleurs déjà établis en régions rurales et éloignées en 2026-2027. L’initiative vise des personnes déjà sélectionnées via des programmes régionaux, et qui vivent depuis au moins 2 ans dans une petite communauté.

En marge de sa participation au FEMI 2026, le gouvernement du Canada a annoncé également une enveloppe d’environ 7 M$ pour financer huit projets internationaux en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et dans les Caraïbes, via son Programme de renforcement des capacités en migration internationale.

L’objectif est de renforcer les systèmes migratoires, former des fonctionnaires et élargir des voies sûres et régulières d’immigration et améliorer l’intégration des personnes immigrantes.

Les initiatives couvrent notamment :

  • La mobilité de la main-d’œuvre (Vietnam ; Colombie/Équateur ; République dominicaine) ;
  • La régularisation et l’accès à l’emploi (Costa Rica ; Amérique latine et Caraïbes) ;
  • La réponse aux crises frontalières (Sénégal) ;

L’appui des partenariats et à une meilleure coordination entre les réfugiés et demandeurs d’asile LGBTQI+ et les organisations qui les représentent (Kenya).

Le Canada finance 8 projets pour mieux gérer les mouvements migratoires internationaux

Dans un communiqué du 8 mai 2026 publié en marge du Forum d’examen des migrations internationales (FEMI) 2026 à l’ONU, la ministre Lena Metlege Diab a réaffirmé l’appui du Canada au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Le 4 mai 2026, IRCC a fait le point sur l’« Initiative pour les travailleurs au Canada », annoncée au Budget 2025. Elle prévoit d’accélérer le traitement, à partir d’inventaires existants, de demandes de résidence permanente présentées par des titulaires de permis de travail.

Sont visés notamment des candidats passés par le Programme des candidats des provinces, l’Immigration au Canada atlantique, certains programmes pilotes communautaires, les aides familiaux ou l’agroalimentaire, à condition d’habiter une petite communauté depuis au moins deux ans.

IRCC dit viser au moins 20 000 décisions en 2026, puis le reste en 2027. 3 600 travailleurs auraient déjà obtenu la résidence permanente entre le 1er janvier et le 28 février 2026. Aucune démarche additionnelle n’est requise pour les personnes admissibles, et des mises à jour mensuelles sont annoncées.

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