L’essentiel de l’actualité de l’immigration au Québec
#40
Si le mois d’avril est apparu comme une longue inspiration, essentiellement marqué par la désignation, au Québec, d’une nouvelle première ministre et de son gouvernement, tous les yeux sont à présent rivés sur une dernière session parlementaire avant la pause estivale, durant laquelle on attend les détails de la réouverture, pour deux ans, du Programme de l’expérience québécoise.
Voulue « rapidement » par la première ministre et par son nouveau ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, la relance du PEQ demeure suspendue à des paramètres essentiels, comme les volets concernés, les critères d’admissibilité, les droits acquis, ou encore la coexistence avec la voie régulière du PSTQ — le tout sous une contrainte de seuils annuels d’admissions héritée de la précédente administration, qui limite d’avance la marge de manœuvre du ministère.
Mais le fait le plus marquant du mois de mai est aussi l’un des plus discrets. Le début des collectes de données pour le Recensement 2026 est un événement majeur qui doit permettre de faire un véritable bilan chiffré de l’immigration au Canada et au Québec, et de son impact depuis la fin de la pandémie — y compris de mesurer les effets réels des politiques de resserrement de l’immigration temporaire menées depuis deux ans sur les arrivées, et surtout sur les départs.
L’occasion, dans tous les cas, de renouveler les données de référence sur lesquelles se fondent la plupart des politiques publiques en matière d’accueil et de services.
Direction
Christophe Berthet
Coordination éditoriale
Basile Moratille
Rédaction
Basile Moratille
Conception Web
Soufian Ajlani
Photo
Unsplash, Wikimedia Commons, Immigrant Québec
Édité par
Immigrant Québec
115 rue Prince-Arthur Est
Montréal H2X 1B5
(Québec) Canada
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Dès sa nomination, le 21 avril 2026, le nouveau ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, François Bonnardel, a reçu le mandat de relancer le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour une durée de deux ans. Mais les implications d’une réouverture de ce programme sont plus complexes qu’elles n’y paraissent.
On ignore si les deux volets du programme seront concernés ; on ne connaît pas les critères d’admissibilité retenus — notamment, dès lors que l’on se parle de clause de droits acquis, l’éventuelle prise en compte des personnes admissibles en octobre 2024 (pour le volet Diplômés) ou en novembre 2025 (volet Travailleurs) qui ont dû ou sont sur le point de quitter leur emploi, voire le pays ; et on se demande comment se passera la cohabitation avec la voie régulière du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui a drainé toutes les demandes de sélections permanentes depuis l’abolition du PEQ, et dans lequel le gouvernement s’est engagé à inviter 2 500 personnes par mois.
La seule certitude à ce jour : l’engagement du gouvernement à respecter le seuil annuel de 45 000 personnes admises (dont seulement 29 000 de la catégorie économique). Une donnée qui interroge surtout sur la logistique de l’opération, en particulier les conditions de réception et de traitement des demandes qui seront reçues quand le programme aura effectivement rouvert.
L’autre certitude, c’est que le gouvernement devra agir rapidement, alors que la session parlementaire qui s’ouvre le 5 mai 2026 s’achèvera dès le 12 juin pour la suspension estivale. Or, celle-ci semble plutôt pointer vers une clarification très attendue de la mesure.
On pensait que la nomination d’un nouveau gouvernement et la perspective de la réouverture du PEQ auraient eu raison de la ronde d’invitations d’avril dans le PSTQ. Il n’en a rien été.
Le PSTQ cible d’abord professions réglementées et secteurs prioritaires, avec des seuils pouvant descendre à 382 points au volet 3.
On pensait que la nomination d’un nouveau gouvernement et la perspective de la réouverture du PEQ auraient eu raison de la ronde d’invitations d’avril dans le PSTQ. Il n’en a rien été.
Le 30 avril 2026, le MIFI a ainsi émis 2 555 invitations dans son Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Comme en mars, c’est le Volet 3 (professions réglementées), domine, avec 1 058 invitations envoyées (contre 1 118 en mars), devant les Volets 1 et 2.
Dans le Volet 1 (haute qualification et compétences spécialisées), 983 invitations ont été réparties en 3 exercices : 379 visaient des personnes diplômées au Québec (seuil de 716 points), 354 ciblaient des secteurs prioritaires (seuil de 571 points) et 250 reposaient sur un critère de scolarité (seuil de 704 points).
Dans le Volet 2 (compétences intermédiaires et manuelles), 506 invitations ont été émises en 3 exercices : 153 pour des profils diplômés au Québec (seuil de 660 points), 163 pour des secteurs prioritaires (seuil de 494 points) et 190 selon un critère plus large de scolarité/expérience (seuil de 660 points).
Le Volet 3 (professions réglementées) arrive donc en tête avec 1 058 invitations, réparties en 6 exercices. La majorité a ciblé des professions liées à des secteurs prioritaires (notamment santé, éducation, construction et métiers), avec des seuils allant jusqu’à 382 points (exercice 4). On note aussi des invitations (exercice 1) visant des profils diplômés au Québec (226 invitations, 632 points).
Enfin, le Volet 4 (talents d’exception) a généré 8 invitations.
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a mis à jour ses « chiffres clés » sur les permis d’études et de travail (au 28 février 2026). Le ministère souligne ainsi une baisse marquée des nouveaux arrivants temporaires et rappelle la méthode de comptabilisation et les exclusions.
Selon IRCC, le nombre de nouveaux titulaires de permis d’études et de travail délivrés chaque mois est en baisse. Entre janvier et février 2026, le Canada compte 72 % d’arrivants de moins qu’à la même période en 2024 (-81 540).
En février 2026, on dénombrait 2 135 nouveaux étudiants et 10 375 nouveaux travailleurs. IRCC précise que les « arrivants » sont comptés selon l’émission d’un permis (et non les prolongations) et que certains groupes sont exclus, dont les demandeurs d’asile.
Pour ses 20 ans, Immigrant Québec vous convie à une édition printanière de son Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec qui fera la part belle à l’emploi et au rapprochement des personnes immigrantes avec des communautés d’accueil venues de toutes les régions du Québec pour les rencontrer.
Plusieurs espaces feront leur grand retour, pour outiller et accompagner les visiteurs à adapter leur CV, optimiser leur profil LinkedIn, ou encore se doter d’une photo professionnelle pour les réseaux.
L’activité de recrutement express, proposée avec le soutien d’Investissement Québec, sera pour sa part étoffée. Les candidats peuvent dès à présent postuler en lignes aux offres d’emploi affichées sur le site de l’événement, pour être ensuite convoquées en entrevues durant le Salon.
Il sera également possible d’évaluer son niveau de français oral selon les standards internationaux, et profiter des espaces participatifs et de conférences pour parfaire ses connaissances sur plusieurs thématiques reliées aux démarches et à la vie courante.
La populaire zone dédiée aux demandeurs d’asile fera, elle aussi, son retour.
L’inscription au Salon est gratuite et obligatoire.
Nous vous donnons rendez-vous les 27 et 28 mai 2026 au Palais des congrès de Montréal !
Comme il le fait tous les deux ans, IRCC a relevé les frais pour toutes les demandes de résidence permanente. Les grilles de tous les volets de l’immigration permanente (économique, affaires, regroupement familial, asile, etc.) sont concernées, et sont entrées en vigueur le 30 avril 2026.
Dans la catégorie économique, par exemple, le droit de résidence permanente passe de 575 $ CAN à 600 $ CAN pour le demandeur principal et pour l’époux/conjoint accompagnant. Dans plusieurs programmes économiques (dont celui des travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec), les frais d’examen de dossier passent à 990 $ CAN pour le demandeur principal (au lieu de 950 $ CAN) et 270 $ CAN par enfant à charge (au lieu de 260 $ CAN).
IRCC augmente aussi des frais en regroupement familial (parrainage, demandeur principal parrainé, enfants, époux/conjoint accompagnant) et en gens d’affaires.
L’IRIS a présenté son rapport 2026 du revenu viable après impôt qu’une personne doit percevoir pour sortir de la pauvreté, selon son lieu de résidence.
Dans son rapport publié le 30 avril 2026, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a actualisé son indicateur du « revenu viable », c’est-à-dire le revenu annuel après impôt nécessaire pour couvrir un panier de biens et services sans pour autant que ces ménages ne tombent dans la pauvreté.
Parmi les critères observés, l’institut se concentre notamment le logement, l’alimentation, le transport, la participation sociale, mais aussi la capacité à épargner pour l’avenir, l’éducation ou encore les imprévus. L’exercice compare trois types de ménages dans Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Saguenay, Trois-Rivières et Sept-Îles.
Dépendamment de la ville, l’IRIS estime le revenu viable 2026 :
Trois-Rivières demeure la ville la plus « abordable » dans l’échantillon, notamment grâce à un transport collectif moins coûteux.
Le communiqué de l’IRIS insiste sur l’impact du logement sur le budget des ménages : les loyers auraient augmenté en moyenne de 10,9 % dans les scénarios étudiés, au-delà de la hausse recommandée de 5,9 % par le Tribunal administratif du logement, et ce pour une troisième année consécutive.
L’IRIS juge également que la hausse du salaire horaire minimum à 16,60 $ CAN au 1er mai 2026 ne permet pas de « vivre dignement ». À Montréal, une personne seule au salaire minimum à temps plein atteindrait environ les deux tiers du revenu viable. L’IRIS évoque plutôt un taux horaire d’environ 30 $ CAN pour atteindre ce seuil.
Dans un communiqué du 10 avril 2026, le MIFI dresse un bilan positif de la 3e année de Francisation Québec. Au 28 février 2026, la liste d’attente s’élève à un peu plus de 6 000 personnes, contre 33 000 un an plus tôt.
Dans un article du Devoir du 24 avril 2026, on apprend que « le nombre de cours en francisation dans les centres de services scolaires (CSS) du Québec va baisser de l’ordre de 42 % à 46 % cette année en raison de la réduction de la demande ».
Québec affirme que Francisation Québec « trouve son rythme de croisière », et met de l’avant une offre de services stabilisée et plus prévisible, ainsi que des délais d’accès en baisse, à temps plein ou à temps partiel.
Selon les chiffres du ministère, près de 77 000 personnes distinctes ont participé à l’offre de services entre le 1er avril 2025 et le 28 février 2026.
Le gouvernement rappelle aussi un indicateur de satisfaction : 94 % des répondants se disent satisfaits des services de francisation à temps complet et à temps partiel.
Toutefois, des observateurs soulignent que la baisse des listes d’attente s’explique aussi par une diminution des inscriptions, dans un contexte de recul de l’immigration temporaire, et s’inquiètent de l’effet de certains choix budgétaires, de même que du virage entrepris vers des modules de francisation en ligne.
En avril, IRCC a souligné la Semaine de la citoyenneté (du 12 au 18 avril 2026) avec des cérémonies partout au pays. La ministre Lena Metlege Diab a mis l’accent sur l’appartenance, la participation civique et l’accueil des nouveaux citoyens au sein des communautés.
Dans son bilan de la Semaine 2026, publié le 20 avril, IRCC indique que plus de 80 cérémonies ont eu lieu du 12 au 18 avril, où environ 6 000 personnes de 40 pays ont prêté serment.
La ministre Lena Metlege Diab a assisté à des cérémonies à Ottawa, Lunenburg et Halifax. Dans une déclaration du 13 avril 2026, elle a rappelé que la citoyenneté est « un privilège et une responsabilité ».
Le ministère du Travail l’avait annoncé en janvier 2026 : le salaire horaire minimum général est passé, le 1er mai 2026, à 16,60 $ CAN. Le salaire au pourboire est, quant à lui, grimpé à 13,30 $ CAN.
C’est traditionnellement le 1er mai que le salaire minimum enregistre sa hausse annuelle au Québec. Le taux horaire général est ainsi passé de 16,10 $ CAN à 16,60 $. Le salaire minimum des personnes rémunérées au pourboire augmentera de 0,40 $ CAN pour atteindre 13,30 $ CAN.
Une hausse de 3,11 % et un ajustement aligné, selon le ministère, sur la croissance prévue du salaire horaire moyen au Québec.
Le gouvernement estime que la mesure va toucher 258 900 personnes, et pourrait accroître leur revenu disponible jusqu’à 687 $ CAN par année.
De son côté, le milieu communautaire dénonce une augmentation insuffisante pour les travailleurs les plus vulnérables, dans un contexte de forte hausse, continue et généralisée, du coût de la vie.
Le 10 avril 2026, Emploi et Développement social Canada (EDSC) a mis à jour ses taux de chômage de référence par Région métropolitaine de recensement (RMR). Au Québec, trois RMR se trouvent dans l’impossibilité, en principe, de recruter des travailleurs étrangers temporaires pour des postes rémunérés moins de 34,62 $ CAN de l’heure.
Les trois RMR qui dépassent le seuil de 6 % qui entraîne le refus de traiter certaines EIMT à bas salaire sont :
On rappelle que, depuis le 26 septembre 2024, ne sont plus traitées les demandes d’Évaluation d’impact sur le marché du travail (EIMT) reçues pour des postes à bas salaire situés dans une RMR dont le taux de chômage égale ou dépasse 6 % au moment du dépôt. Des exemptions existent.
Les taux de chômage de référence par RMR seront mis à jour le 10 juillet 2026.
Depuis le 1er avril 2026, les étudiants étrangers admissibles au postsecondaire peuvent effectuer leur stage obligatoire (coop, stage pro) avec leur seul permis d’études. Les élèves du secondaire demeurent, quant à eux, soumis au permis de travail coop.
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a simplifié les démarches pour les stages intégrés aux programmes postsecondaires. Depuis le 1er avril 2026, un permis de travail coop distinct n’est plus requis pour participer à un stage obligatoire approuvé par l’établissement d’enseignement désigné (EED).
L’objectif est de retirer une étape administrative, sans augmenter le nombre d’étudiants autorisés à travailler ni le volume de résidents temporaires.
Pour être admissible à la mesure, le stage doit être exigé pour compléter le programme, et l’étudiant doit remplir certaines conditions :
Si une demande de permis coop postsecondaire est déjà en cours, IRCC indique qu’il n’y a généralement aucune démarche à faire : les demandes admissibles peuvent être retirées par IRCC et une lettre explicative peut être transmise.
À noter que les élèves du secondaire ont toujours besoin d’un permis de travail coop pour leurs stages pratiques.
Le 27 janvier 2026, IRCC avait annoncé l’introduction d’un système de copaiements pour les produits et services de santé supplémentaires, applicable aux bénéficiaires du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI).
Cette mesure, qui intéresse notamment les personnes immigrantes qui ont besoin d’une couverture de soins de santé à court terme au Canada, dont les demandeurs d’asile et les personnes protégées ou les réfugiés installés, est entrée en vigueur le 1er mai 2026.
Depuis le 1er mai 2026, les bénéficiaires du PFSI devront payer 4 $ CAN par médicament sur ordonnanceadmissible délivré ou renouvelé, ainsi que 30 % du coût des produits et services de santé « supplémentaires » (dont les soins dentaires ou de la vue, le soutien psychologique et les appareils fonctionnels).
IRCC précise que les visites médicales et les soins hospitaliers resteront entièrement couverts. Le ministère recommande notamment de vérifier si un copaiement s’applique, de confirmer le montant et de conserver un reçu.
Si les soins de base demeurent couverts, mais certains médicaments et services « supplémentaires » entraînent désormais des frais.
Dans un communiqué du 4 mai 2026, Statistique Canada a annoncé le début de la collecte du Recensement de la population et du Recensement de l’agriculture 2026.
La collecte du recensement 2026 a commencé le 4 mai 2026. Partout au pays, les ménages et les exploitations agricoles ont reçu ou recevront prochainement une lettre d’invitation contenant un code sécurisé à 16 chiffres pour remplir leur questionnaire en ligne, sur recensement.gc.ca.
Statistique Canada rappelle que le recensement sert à recueillir des données démographiques, sociales et économiques auprès des ménages, et des renseignements sur chaque exploitation agricole pour le volet agriculture.
Les résultats alimentent la planification de services et de programmes publics : emploi, éducation, transport collectif, soins de santé, garderies, etc. Les questions sont offertes en formats adaptés et dans 28 langues non officielles à titre de référence, et Statistique Canada indique qu’un suivi est effectué si un ménage ne répond pas.
Les données du recensement 2026 sont particulièrement attendues, car elles vont finalement permettre au Canada et au Québec de prendre la mesure des fluctuations migratoires qui ont marqué le pays depuis le dernier exercice, en 2021 : arrivées, départs, migrations intérieures et extérieures, et bien sûr démographie actualisée des populations immigrantes.
Pour les communautés francophones en situation minoritaire, les questions linguistiques du recensement sont également un levier important d’informations, qui servent notamment à documenter les besoins et à appuyer des demandes de services en français.
La FJCF a publié son Baromètre jeunesse 2025. Les jeunes francophones du Canada interrogés valorisent fortement leur langue et leur culture, mais ils sont 6 sur 10 à vivre de l’insécurité linguistique. L’accès à l’emploi, aux études en français, de même que le coût de la vie ressortent également comme des priorités.
Le Baromètre jeunesse 2025, mené à l’été 2025 par la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), paru en mars 2026, dresse le portrait de 295 jeunes d’expression française de 14 à 25 ans, qui se trouvent en situation minoritaire au Canada.
Le rapport souligne d’abord l’attachement identitaire de ces jeunes : ils sont 9 sur 10 à estimer que la langue est un marqueur central de leur identité, et près des trois quarts accordent la même importance à la culture. La fierté d’utiliser le français est élevée (4 jeunes sur 5).
Mais des fragilités persistent.
Six jeunes sur dix disent ressentir de l’insécurité linguistique lorsqu’ils veulent s’exprimer en français, un phénomène associé à une perception plus faible de leurs compétences et à un usage moindre du français au quotidien.
Côté conditions de vie, les jeunes placent en tête des actions à mener : créer plus d’emplois ou de stages rémunérés, accroître l’accès aux études postsecondaires en français et investir pour améliorer l’abordabilité. Le coût de la vie est cité comme un facteur de stress majeur par 65 % des répondants, et plusieurs demandent davantage de bourses et de soutien financier.
Ces données sont particulièrement révélatrices à l’heure où une part croissante de l’immigration d’expression française, au Québec ou à l’étranger, fait le choix des provinces et territoires anglophones pour immigrer de façon permanente (voir notamment nos Bulletins de l’immigration du mois d’avril 2026 et du mois de février 2026).
IRCC a lancé une consultation publique, du 23 avril au 24 mai 2026, sur des changements possibles à Entrée express et au Système de classement global (SCG) dès cette année.
La consultation porte sur trois pistes principales, destinées notamment à simplifier l’existant :
Les organisations, de même que le public sont invités à se prononcer dès maintenant sur les changements proposés par IRCC.