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Publié le 22 février 2019

En finir avec le cauchemar des panneaux de signalisation

Vous commencez à conduire au Québec et vous ne comprenez rien à certains panneaux de signalisation ? Vous stationnez sans jamais savoir si vous n’écoperez pas d’un ticket ou si votre auto n’aura pas été carrément déplacée ou mise en fourrière à votre retour, au point que vous angoissez parfois à prendre votre auto ? Vous n’êtes pas seul.

Que l’on ait du mal à s’y retrouver, c’est normal, surtout lorsque l’on sait qu’il existe près de 1 500 dispositifs de signalisations différents dans la province. Alors si vous comptez conduire sur les routes québécoises, prévoyez une petite mise à niveau et un temps d’adaptation.

Suivez la couleur (et votre bon sens)

Il faut d’abord distinguer les quatre grandes catégories de signalisation que l’on repère généralement en fonction de la couleur des panneaux.

Le vert, le marron ou le bleu regroupent les panneaux d’indication. Ces derniers vous donnent des informations sur un nom de rue, une direction ou un point d’intérêt.

Pour les panneaux blancs, rouges ou noirs, on est sur une signalisation de prescription. C’est-à-dire qu’ils annoncent une obligation ou une interdiction et rappellent certaines dispositions légales.

Pour la signalisation de travaux en cours, c’est la couleur orange qui prédomine. Ces panneaux-ci indiquent la présence de travaux ou d’entretiens à proximité, mais également les indications pour circuler en sécurité.

La symbolique de la signalisation est uniformisée selon des normes spécifiques à l’Amérique du Nord. Ainsi au Québec comme dans le reste du Canada, un cercle vert est synonyme d’obligation, un cercle rouge indique une interdictionet un cercle jaune signifie danger.

« Une fois que l’on a ces éléments de base en tête, il s’agit surtout de gros bon sens et de logique. C’est clair que la signalisation est différente en fonction des pays, mais les pictogrammes sont assez simples à comprendre », explique Michel Malo, directeur de plusieurs écoles de conduite Avantage Lauzon sur l’île de Montréal. « Pour le stationnement en ville ça se complique un peu, mais rien d’insurmontable. »

Stationner en ville ? Oui, mais où, quand et comment ?

Reste que le stationnement est ce qui pose le plus de problèmes, même pour les conducteurs avertis. La raison principale de cette complexité ? La multitude de panneaux parfois présente sur un même poteau. Chacun vous indique une interdiction, une restriction ou une autorisation, mais ils se contredisent souvent entre eux. Sans parler de ceux difficiles à déchiffrer depuis son auto. Entre interdictions de stationner du côté des numéros pairs ou impairs de la rue, à certaines heures, pendant certains jours ou même en fonction des saisons — sans parler des interdictions ponctuelles —, il est parfois compliqué de garder le cap, même avec la meilleure volonté.

La règle la plus importante : sur un poteau de stationnement, c’est généralement le panneau du hautqui est le plus restrictifet qui l’emporte donc sur les autres indications.
Une flèche qui pointe dans le sens de la rue indique le début d’une zone de restriction ou interdiction. Lorsqu’elle pointe vers le trottoir cela signifie la fin de la restriction ou de l’interdiction. En cas d’absence de flèche, le panneau indique une interdiction/restriction jusqu’à la prochaine intersection.

Au-delà de la signalisation, il existe également quelques règles à respecter si vous voulez être sûr de retrouver votre voiture à l’endroit où vous l’avez garée. Il est notamment interdit de stationnerà moins de cinq mètres d’une borne à incendie, d’un feu de signalisation, d’un stop ou d’un passage piéton et à plus de 30 cm d’un trottoir (attention à ceux qui peinent encore à faire un créneau digne de ce nom). « Attention également, dans certaines rues il est obligatoire d’être détenteur d’une vignette spéciale pour pouvoir stationner », prévient Michel Malo. Si vous êtes résident d’une rue au stationnement restreint vous pouvez faire la demande de vignette dans les bureaux d’Accès Montréal. Il y en a normalement un dans chaque arrondissement.

Qu’en est-il du stationnement en temps de neige ? Vous l’avez sans doute remarqué, la signalisation évolue avec la météo. En période de grosse neige, de nouveaux panneaux fleurissent dans les rues. Ils indiquent souvent les opérations de déneigement à venir et sont généralement adossés aux panneaux existants. Les opérations peuvent avoir lieu de jour comme de nuit de 7 h à 19 h et de 19 h à 7 h. Vous pouvez voir en direct l’état de déneigement des rues sur l’application INFO-Neige MTL. Quant à l’épineuse question du stationnement hivernal, sachez que nous y avons consacré un article.

Cas pratiques

Prenons deux cas de figure, pour l’exemple.

Premier cas : le panneau « Arrêt ».

Simple en apparence et relativement universel, le panneau « Arrêt » vous intime l’ordre de marquer l’arrêt complet du véhicule à une intersection. Mais il peut arriver que les autres voies soient elles aussi soumises à la même signalisation. Si tel est le cas, le panneau principal se verra adjoindre un second panneau carré, dans sa partie inférieure. Celui-ci vous indique lesquelles des autres voies de circulation sont concernées (ou non) par l’arrêt. Quant à savoir qui repart le premier, c’est assez simple : le premier arrivé est le premier à redémarrer.

Second cas, plus compliqué, le panneau « Obligation de poursuivre dans le sens indiqué par les flèches », que l’on trouve aux intersections — et en particulier aux feux de circulation.

Seul ou assorti d’une plage horaire durant laquelle il est permis de tourner dans la ou les directions interdites par défaut (généralement aux heures de moindre affluence), c’est un panneau que vous finirez tôt ou tard par maudire. C’est ce panneau qui vous fera faire un détour impossible, faute de pouvoir tourner sans couper la route et provoquer un embouteillage. Un conseil : pensez que, si vous cherchez à tourner à gauche depuis une artère fréquentée, il est souvent plus rapide de prendre à droite et faire un tour de pâté de maisons pour rejoindre la direction voulue.

À droite de l’image, on voit également un panneau d’interdiction de tourner à droite au feu rouge. Sachez qu’au Québec, comme c’est également le cas aux États-Unis, il est généralement possible de tourner à droite à la lumière, lorsque la voie est dégagée — à l’exception notoire de l’île de Montréal, où il est interdit de le faire.

Vous l’avez compris, il n’y a finalement que l’habitude et quelques réflexes à acquérir pour s’y retrouver en matière de signalisation. Les plus persévérants peuvent aussi consulter le code de la sécurité routière, accessible sur le site de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), et ainsi s’instruire à la source sur les subtilités de la signalisation en version québécoise !

Auteur : Immigrant Québec

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