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Publié le 10 juillet 2016

Enseigner au Québec

Prénom : Sandra Arrivée en : 2011 Pays d'origine : Pérou Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Durant 11 ans, j’ai travaillé comme enseignante dans des écoles primaires au Pérou. Je m’étais renseignée avant de venir sur les démarches à entreprendre au Québec pour exercer cette profession sur le site du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Suivre les étapes

La première étape pour obtenir le permis d’enseigner est de réaliser auprès du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) l’Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec. J’ai commencé les démarches dès mon arrivée au Québec mais cela peut également se faire depuis l’étranger. Selon les critères du MIDI, j’avais le niveau bac universitaire et je devais effectuer une année à l’université afin de me mettre à jour sur certaines matières. Une fois cette étape terminée, j’ai ouvert mon dossier auprès du ministère de l’Éducation. Celui-ci a évalué mon niveau et après quelques mois m’a demandé de fournir des documents supplémentaires que je dois demander auprès du même ministère au Pérou. La prochaine étape sera de passer un examen de langue française à l’oral et à l’écrit.

Améliorer son français

Avec mon mari nous avons travaillé durant quelques mois dans une usine d’emballage. Au bout de 7 mois à travailler de nuit 12 heures par jour nous en avons eu assez. Nous avons suivi des cours de francisation oraux offerts par le MIDI à notre arrivée et nous avons décidé de reprendre les cours écrits pour améliorer notre niveau au Centre régional intégré de formation (CRIF) à Granby. À l’issue de ces cours, je ne me sentais pas encore capable de travailler avec des enfants à cause de mon accent et de la langue.

Obtenir une première expérience québécoise

En attendant de devenir enseignante, je me suis rendue au ministère de la Famille pour obtenir des renseignements afin d’exercer la profession d’éducatrice à la petite enfance. Dans le programme collégial il y a deux possibilités pour exercer cette profession. La première en effectuant un Diplôme d’études collégiales (DEC) en trois ans pour devenir éducatrice formée. La seconde par une Attestation d’études collégiales (AEC) en un an pour obtenir le titre d’éducatrice non formée. Suite à l’évaluation du ministère de la Famille et avec la reconnaissance de mon niveau bac, je n’avais que trois cours d’AEC à suivre pour devenir éducatrice formée.

 Cependant, j’ai préféré reprendre une formation complète en un an pour améliorer mon français et également obtenir un diplôme québécois. Cette formation était payée par Emploi-Québec. Les personnes qui effectuent une AEC peuvent cumuler environ 4600 heures de travail pour obtenir le titre d’éducatrice formée. J’ai terminé mon AEC en novembre 2014 et quelques jours avant la fin de ma formation j’ai trouvé un poste comme remplaçante dans un Centre de la petite enfance (CPE) à Cowansville. Au cours de l’AEC, je devais effectuer un stage dans une garderie, cette expérience m’a aidé à connaître le milieu de travail de la petite enfance. 

Avoir un diplôme québécois cela donne davantage confiance à l’employeur qui voit que l’on veut s’intégrer, cela ouvre des portes.  J’aime beaucoup mon milieu de travail. L’équipe est formidable et c’est comme ma deuxième maison. Je travaille en remplacement environ 34h par semaine. Je sais qu’un jour j’obtiendrai mon permis d’enseigner. Pour le moment j’améliore mon français et j’acquiers une expérience québécoise dans le secteur de la petite enfance. Quand je serai prête, je vais continuer mes démarches auprès du ministère de l‘Éducation et je passerai les examens de langue. Il faut en effet rassembler de nombreux documents, les faire certifier conformes et les traduire. Cela demande beaucoup de temps. Il est très important de ne pas sauter les étapes. 

Tout le monde a les connaissances qu’il faut dans son domaine mais la langue est un obstacle, une fois celle-ci tombée tout est possible. En tant qu’immigrant on sait bien que l’on ne pourra pas travailler tout de suite dans notre domaine, mais il faut être patient. Il faut également avoir le soutien de nos proches et se faire accompagner par des organismes d’accueil comme par exemple le SERY (Solidarité ethnique régionale de la Yamaska) qui nous a aidé. Si mon mari Luis ne m’avait pas soutenu durant ces années je n’aurai pas fait tout cela et je le remercie.  

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