L’appel des arts et de la culture, ou comment s’épanouir autrement au travail !

Les arts et la culture sont universels et intemporels. Ils ne connaissent ni langue, ni barrières, ni tabous. C’est cette absence de frontières qui encourage le secteur à privilégier l’équité, la diversité et l’inclusion au travail. Fer de lance de mouvement, Compétence Culture, le comité sectoriel de main-d’œuvre en culture, encourage notamment l’embauche de personnes issues de l’immigration.
Une société dynamique, ouverte aux changements, réactive et riche est une société qui place la culture au cœur de ses fondations et qui la fait rayonner dans le monde. La pandémie aura révélé l’importance des arts et de la culture comme liant social ; elle a aussi permis d’identifier les nouveaux enjeux du marché du travail grâce à Compétence Culture.

Une organisation fédératrice

Compétence Culture fédère soixante-dix associations et regroupements sectoriels ou régionaux qui représentent plus de 100 000 personnes réparties selon les huit domaines d’activité culturelle reconnus (Arts visuels ; Audiovisuel ; Danse, musique, théâtre, cirque et arts interdisciplinaires ; Enregistrement sonore ; Littérature ; Métiers d’art ; Muséologie et patrimoine ; Spectacles, variétés et humour).

Le comité œuvre à la reconnaissance et au rayonnement des métiers du secteur culturel au Québec. Il identifie les enjeux du marché du travail et, en collaboration avec ses partenaires, veille au développement des compétences et au bien-être socioprofessionnel des artistes, artisanes, artisans, travailleuses et travailleurs de la culture.

Un vaste Plan d’action pour les ressources humaines a ainsi été établi sur quatre thèmes, tendant au bien-être socioprofessionnel des personnes travaillant dans le milieu des arts et de la culture. L’équité, la diversité et l’inclusion font désormais partie de l’ADN du secteur culturel, notamment par la création d’un environnement collaboratif sécuritaire et accueillant pour toutes et tous. C’est en s’imprégnant des différences que l’on peut créer cette richesse hétéroclite, qui se trouve être la base même de la culture.

La culture : un milieu épanouissant

Avoir un impact positif sur la vie des gens tout en touchant à des métiers créatifs, rencontrer des artistes, contribuer à leur spectacle et apprécier chaque jour le fruit de son travail… autant de facteurs qui conduisent à considérer son emploi à un niveau élevé de satisfaction personnelle. Le monde des arts et de la culture mise pleinement sur la transversalité des métiers, où les compétences recherchées pour certains postes, comme ceux de direction ou d’administration. Ces postes aux compétences recherchées sont d’ailleurs accessibles partout au Québec, permettant ainsi un épanouissement professionnel dans de nouveaux territoires.

À l’avant-scène, en coulisses ou dans un bureau, dans le domaine de l’audiovisuel ou de la muséologie, des métiers et des parcours inspirants attendent chaque jour les nouveaux arrivants qui apportent leur expérience et leur énergie au secteur. C’est ce qui a motivé Ricardo Teles de Mélo, gestionnaire des opérations chez Wapikoni, une organisation soutenant la production des courts-métrages réalisés par les peuples autochtones. Originaire du Brésil, Ricardo participe à des projets organisationnels tels que l’harmonisation des outils numériques, et contribue à la planification stratégique et au processus d’intégration du personnel. Son enthousiasme reflète l’importance de la culture dans son emploi du temps quotidien. « J’apprécie de voir les résultats concrets de l’organisation et de savoir que même par de petites contributions, j’ai pu participer à cette réussite. C’est vraiment spectaculaire lorsque la période des festivals de cinéma débute et que l’on peut voir les œuvres que Wapikoni a soutenues et produites avec les cinéastes autochtones briller à travers le monde ».

Ricardo était fonctionnaire public dans son pays natal. Mais il aspirait à travailler pour une cause qui rejoigne davantage ses valeurs. Arrivé au Québec en décembre 2019, il entame une maîtrise en administration publique à l’École nationale d’administration publique (UQAM), puis décide de travailler pour un OBNL. « Ce qui m’a sauté aux yeux, c’était de travailler pour quelque chose qui ait du sens, qui touche à mes valeurs : dans une organisation autochtone. L’aspect du milieu culturel m’a également beaucoup attiré ». C’est peut-être le fait d’avoir déjà une connexion familiale avec l’art, en particulier la musique, qui l’a entraîné vers ce domaine…

Entretenir la flamme et les connaissances

Allier sa passion à l’utilité de son rôle dans la société, Julia Sánchez Aja, l’a bien compris et en a fait son quotidien. Coordonnatrice du Marché international de Cirque contemporain, la jeune femme arrive de Guadalajara, à l’est du Mexique, en 2022. Acrobate aérienne, elle pratique la corde volante, une discipline qui lui permet de parcourir le monde. Alors qu’elle est en tournée avec le cirque, Julia va suivre en ligne des études en Relations culturelles internationales à l’Organisation des États ibéro-américains. Sa carrière éclectique l’amène à participer à la conception et à la production de projets culturels, à accompagner des artistes dans leur processus créatif et à contribuer à l’organisation de festivals. Une tournée la conduit à Montréal où des collaborations ponctuelles avec la TOHU vont se consolider jusqu’à ce qu’elle manifeste son souhait de rejoindre l’équipe à temps plein.

Elle réalise alors qu’elle doit pour cela maîtriser le français. Qu’à cela ne tienne, elle va mêler l’utile à l’agréable en suivant un DESS en Design d’événements à l’UQAM. Une solution qui ravit Julia. « Nous explorons non seulement la partie créative, mais aussi les aspects de la production et de la réflexion théorique. Nous avons produit plusieurs expositions où nous avons mis en œuvre tous les outils fournis et à la fin, nous avons effectué un stage ». Cela a confirmé l’intérêt de la formation continue aux yeux de Julia.

« Je trouve qu’il est important d’être constamment actualisé, de connaître les tendances, les méthodes et les propositions. Les arts et la culture évoluent jour après jour. C’est l’occasion de partager, d’apprendre, d’écouter les autres, et finalement de développer une pensée critique. De plus, maîtriser le langage de la culture utilisé en français et au Québec était vital pour moi afin de me préparer pour le milieu de travail et de développer un réseau professionnel au Québec ».

Les arts et la culture présentent de nombreuses opportunités d’exercer son métier dans un secteur créatif et qui fait la fierté du Québec à l’international. Il offre aux personnes immigrantes un environnement qui valorise l’inclusion et la formation continue.

Vous souhaitez débuter une carrière en culture ? Découvrez Cultive.ca/emplois et venez rencontrer l’équipe de Compétence Culture au Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec – Printemps 2024, kiosque #638, les 29 et 30 mai 2024 au Palais des congrès de Montréal ! Compétence Culture animera aussi un atelier intitulé « Trouver un travail dans le secteur culture », le jeudi 30 mai 2024 à 14 h (Salle 511E).

Photo : Compétence Culture

Image de Compétence Culture

Compétence Culture

Compétence Culture œuvre à la reconnaissance et au rayonnement des métiers du secteur culturel au Québec. Il identifie les enjeux du marché du travail et, en collaboration avec ses partenaires, voit au développement des compétences et au bien-être socioprofessionnel des artistes, artisanes, artisans, travailleuses et travailleurs de la culture.
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