Comprendre le système éducatif québécois
L’histoire de la famille au Québec, à l’instar de tous les pays occidentaux et industrialisés, est des plus fascinantes. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, les familles de 10 enfants étaient chose commune, l’indice synthétique de fécondité s’est établi l’an dernier à 1,60 enfant par femme, selon un rapport publié par l’Institut de la statistique au Québec (ISQ). Il faut dire que depuis le milieu des années 1970, l’âge moyen à la maternité ne cesse d’augmenter. Il se situe désormais aux alentours de 30 ans. Si les femmes en ont profité pour voyager et intégrer le marché du travail, le gouvernement demeure inquiet face à cette natalité en baisse. Pour encourager les couples à avoir des enfants, le Québec s’est doté d’un généreux congé de maternité, en plus d’offrir des allocations familiales. Ainsi, les mères ont le droit à 18 semaines de congé de maternité et les pères à 5 semaines. Puis, un congé parental de 32 semaines peut être partagé ou pris exclusivement par l’un des deux parents. Une belle flexibilité et une opportunité en or de passer les premiers mois avec bébé.
L’éducation, une histoire de valeurs
Le système d’éducation au Québec a connu une véritable révolution au milieu des années soixante suite à ce qu’on appelle la réforme Parent : commissions scolaires (conseils scolaires) regroupées, création des Cégeps (établissements d’enseignement post-secondaire), accès à l’éducation gratuite, laïcisation du programme d’éducation, etc. L’éducation est devenue une valeur et une obligation, et non un luxe. Élever un enfant, ici ou ailleurs, demeure toute une épopée. Pour un nouvel arrivant, il faut en plus saisir l’essence et les valeurs éducatives du pays d’accueil.









