Article mis à jour le 23 janvier 2026
Au Québec, le passage à la nouvelle année est synonyme de hausses tarifaires dans plusieurs domaines de la vie quotidienne. Et si toutes les augmentations traditionnellement annualisées ne sont pas toutes connues au 1er janvier, on peut déjà se faire une idée des tendances qui marqueront les mois à venir.
Les principales hausses en vigueur au 1er janvier 2026
On commence avec les frais liés au renouvellement de son permis de conduire et à l’immatriculation de son véhicule. En 2026, le conducteur d’une auto de catégorie 1 à 5 n’ayant aucun point d’inaptitude devra verser 50,23 $ CAN pour renouveler son permis de conduire. Rendez-vous sur le site de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour connaître les grilles complètes.
On poursuit sur le terrain des revalorisations tarifaires avec les services offerts par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), qui a fait l’objet d’annonces particulièrement tôt cette année.
Autres augmentations liées à l’immigration, les frais à l’appui d’une demande de sélection temporaire ou d’une demande de sélection permanente auprès du MIFI sont revalorisés au 1er janvier.
Ainsi, les droits exigibles pour l’examen d’une demande de sélection temporaire pour études s’élèvent cette année à 135 $ CAN.
Dans le cadre d’un permis de travail temporaire soumis à l’EIMT, les droits exigibles pour l’évaluation des effets d’une offre d’emploi temporaire sur le marché du travail au Québec présentée par un employeur s’élèvent désormais à 233 $ CAN (payables par l’employeur), et il en va de même des frais relatifs à la demande de sélection temporaire au titre de travailleur étranger temporaire : 233 $ CAN, payables par l’employeur ou le travailleur directement.
On observe aussi, comme chaque année, une hausse de l’ensemble de la grille du contrat d’autonomie financière, c’est-à-dire les montants disponibles exigés à l’appui de toute demande de sélection temporaire en tant que travailleur qualifié ou de sélection permanente, dans le PSTQ, pour subvenir à ses besoins essentiels au cours des 3 mois qui suivent son arrivée au Québec.
Le tarif d’une demande d’évaluation comparative des études réalisées hors du Québec, il vous en coûtera 141 $ CAN (contre 138 $ CAN en 2025).
Selon le nouveau barème, le montant pour un requérant principal seul est ainsi passé de 3 877 $ CAN à 3 957 $ CAN. Le montant augmente à mesure que le nombre de personnes jointes à la demande principale augmente lui aussi (époux/conjoint, enfants à charge, etc.).
Dans le cadre d’une demande de sélection temporaire pour études, l’étudiant doit apporter la preuve de sa capacité financière à subvenir à ses besoins au cours de sa scolarité. Or, à compter du 1er janvier 2026, la grille a très fortement augmenté, et s’élève désormais à 24 617 $ CAN pour un étudiant seul, y compris s’il a moins de 18 ans.
Enfin, si vous présentez, après y avoir été invité dans le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), une demande de sélection permanente en vue d’obtenir un certificat de sélection du Québec, il en coûtera cette année :
- 940 $ CAN au requérant principal, et si applicable
- 201 $ CAN pour son époux ou conjoint de fait, ainsi que
- 201 $ CAN par enfant à charge.
Pour un tour complet des majorations opérées, consultez le document mis à disposition par le MIFI.
Le tarif journalier en service de garde subventionné augmente lui aussi, et passe de 9,35 $ CAN à 9,65 $ CAN par jour et par enfant.
Les seuils d’imposition 2026 sont connus
Quant au double seuil d’imposition, au provincial et au fédéral, il a été relevé pour l’année 2026 (soit pour l’année fiscale qui s’est achevée au 31 décembre 2025).
- le taux de 14 % s’applique à la tranche de revenu imposable inférieur ou égal à 54 345 $ CAN ;
- le taux de 19 % s’applique à la tranche de revenu imposable supérieur à 54 345 $ CAN, ne dépassant pas à 108 680 $ CAN ;
- le taux de 24 % s’applique à la tranche de revenu imposable supérieur à 108 680 $ CAN, ne dépassant pas 132 245 $ CAN ;
- le taux de 25,75 % s’applique à la tranche de revenu imposable supérieur à 132 245 $ CAN.
Quant aux seuils fédéraux d’imposition pour l’année 2026, ils s’échelonnent comme suit :
- 14 % sur la partie de votre revenu imposable qui est de 58 523 $ ou moins, plus
- 20,5 % sur la partie de votre revenu imposable dépassant 58 523 $ jusqu’à 117 045 $, plus
- 26 % sur la partie de votre revenu imposable dépassant 117 045 $ jusqu’à 181 440 $, plus
- 29 % sur la partie de votre revenu imposable dépassant 181 440 $ jusqu’à 258 482 $, plus
- 33 % sur la partie de votre revenu imposable dépassant 258 482 $.
Consultez le site de l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour en savoir plus.
Pour rappel, vous devez envoyer votre déclaration de revenus 2025 avant le 30 avril 2026
Les augmentations à venir au cours de l’année…
Le prix des loyers. Chaque année au mois de janvier, le Tribunal administratif du logement (TAL) publie les pourcentages recommandés dans le calcul d’ajustement des loyers. En 2026, l’augmentation recommandée s »élève à 3,1 % pour les logements qui n’on pas subi de rénovations majeures. Mais une modification du mode de calcul de la hausse moyenne suggérée, notamment basée sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation au cours des trois dernières années et les l’amortissement des dépenses d’immobilisation par le propriétaire (en clair, un seuil fixe de 5 % des travaux réalisés sur l’immeuble) pourrait bien réserver quelques surprises aux locataires. Plusieurs organismes craignent déjà l’impact du nouveau mode de calcul, en particulier la nouvelle règle d’amortissement, sur la hausse réelle des loyers. On rappelle que les loyers à Montréal ont augmenté de 7,2 % en 2025, la plus forte hausse des grandes villes au Canada, alors que l’augmentation (record) préconisée par le TAL s’élevait à 5,9 %.
Le prix des titres de transports en commun augmente lui aussi traditionnellement chaque année. À la Société des transports de Montréal (STM), une hausse de 3 % a été annoncée, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026. À titre indicatif, les tarifs en vigueur jusqu’au 30 juin 2026 s’élèvent, par exemple, à 3,75 $ CAN pour un passage (ordinaire), 104,50 $ CAN pour un abonnement mensuel (et 62,75 $ CAN pour les 6-17 ans, 65 ans et plus et les étudiants de 18 ans et plus).
Sur le terrain de la santé, maintenant. Lors d’une inscription à la RAMQ pour la première fois, l’inscription à l’assurance médicaments est automatique. Pour autant, les médicaments ne sont pas gratuits : une partie doit être payée, dont le plafond est revalorisé chaque année. À ce jour, il s’établit à 102,64 $ CAN mensuels. Dans le cas d’une couverture par le régime public, il faut payer une prime annuelle, dont le plafond est lui aussi actualisé tous les ans, allant de 0 $ CAN à 766 $ CAN. Cette prime est perçue lors de la déclaration annuelle de revenus. Ces tarifs sont en vigueur depuis le 1er juillet 2025, et seront donc révisés le 1er juillet 2026.
Toujours au sujet de la santé, certains étudiants étrangers inscrits au collégial bénéficient d’un accord de sécurité sociale entre leur pays d’origine et le Régime de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Il s’agit des pays suivants : Belgique, Danemark, Finlande, France, Grèce, Luxembourg, Norvège, Portugal, Roumanie, Serbie et Suède. Tous les autres doivent obligatoirement souscrire au régime collectif d’assurance maladie et hospitalisation des étudiants étrangers, pour être admis par leur cégep. Le montant annuel de la prime est réévalué chaque année. De telles primes sont également à prévoir pour les étudiants étrangers inscrits dans une université du Québec. Elles sont généralement calculées par semestre de cours, et elles aussi revalorisées chaque année. Voir par exemple la grille tarifaire appliquée par l’Université Laval.
Et pour finir sur une note positive, la hausse traditionnelle du salaire minimum aura lieu, comme tous les ans, le 1er mai. Cette année, il passe de 16,10 $ CAN à 16,60 $ CAN au Québec.
Le taux horaire des employés à pourboire connaît lui aussi une revalorisation. Au 1er mai 2026, il s’élèvera à 13,30 $ CAN de l’heure (contre 12,90 $ CAN en 2025).
Pour mémoire, le salaire horaire brut moyen au Québec s’établit à 35,05 $ CAN en 2025. À ne pas confondre avec le point de bascule entre un bas salaire et un haut salaire au sens du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), il s’établit depuis le 27 juin 2025 à 34,62 $ CAN de l’heure.
Photo : Getty Images/Unsplash+









