Informations selon les risques physiques prédominants sur le lieu de travail
Les employeurs doivent prendre en charge la sécurité physique de ses travailleurs et travailleuses, en collaboration avec ceux-ci, afin de prévenir les accidents et les maladies professionnelles.
Pour chaque type d’emploi, il existe des risques qu’il est nécessaire d’identifier, d’analyser et de prioriser.
Il existe six types de risques :
- Chimiques (par exemple, travailler en présence de gaz dangereux, comme le monoxyde de carbone ou la fumée d’incendie) ;
- Biologiques (par exemple, la présence de micro-organismes sous forme de poussières, de brume, de décomposition, etc.) ;
- Ergonomiques (par exemple, la présence de mouvements répétés, de postures contraignantes ou statiques) ;
- Liés à la sécurité (par exemple, les espaces clos ou les pièces mobiles des équipements) ;
- Physiques (par exemple le bruit, la température, la pression) ;
- Psychosociaux (par exemple le harcèlement ou l’exposition à un événement potentiellement traumatique).
Ces risques doivent être priorisés selon leur potentiel de dangerosité afin de prévoir un programme de prévention en conséquence.
Climat
Travailler dans des environnements chauds ou froids peut être dangereux pour la santé, voire mortel dans certaines circonstances. Des moyens de prévention adaptés mis en place par l’employeur permettent de réduire les risques d’accidents et de troubles liés au travail au froid ou au chaud.
Travailler au froid
Les trois principaux facteurs de risques sont :
- Les basses températures ;
- Le vent ;
- Les précipitations (pluie et neige).
Les mesures les plus efficaces consistent à éviter ou limiter son exposition au froid en contexte de travail, que ce soit à l’intérieur (par exemple, dans les entrepôts frigorifiques ou pour des postes fixes dans des lieux insuffisamment chauffés) ou à l’extérieur (par exemple, lors de conditions climatiques difficiles, en altitude ou en eau froide).
Voici quelques autres moyens de prévention qui peuvent être mis en place par l’employeur, avec la collaboration des travailleurs et travailleuses :
- Porter plusieurs couches de vêtements plutôt qu’un seul vêtement épais ;
- Prendre des pauses d’au moins 10 minutes dans des locaux chauffés ;
- Bien protéger les mains et la tête ;
- Accomplir les tâches au froid durant les périodes les plus chaudes de la journée ;
- Éviter le café en raison de son action diurétique et de son effet sur la circulation sanguine, ainsi que l’alcool sous toutes ses formes, en raison de son effet vasodilatateur.
Gare aux gelures
Si l’on doit passer de longs moments dehors au grand froid, il est important de bien se vêtir pour éviter les gelures (gel de la peau exposée au froid), surtout aux extrémités (oreilles, orteils, nez, joues, doigts).
Il est conseillé d’entrer au chaud toutes les 30 minutes et de vérifier que ses collègues le font aussi.
La gelure peut se manifester comme ceci : la peau devient insensible et picote, elle rougit puis devient blanche, elle présente de petits gonflements. Si vous pensez avoir une gelure, appelez le 811.
En attendant les conseils des professionnels de la santé, il faut se mettre à l’abri du froid, enlever les vêtements mouillés ou humides et appliquer de l’eau tiède sur la zone touchée s’il s’agit d’une gelure superficielle. Si la sensibilité ou la sensation ne revient pas, il faut appeler l’ambulance.
Fumer ou boire des boissons alcoolisées peut faire descendre la température du corps.
Travailler sous la chaleur
Si l’on travaille dans des environnements chauds, il est conseillé notamment de :
- Boire un verre d’eau toutes les 10 à 20 minutes selon la température de l’air corrigée (voir la publication de la CNESST ci-après) ;
- Prendre des pauses à l’ombre ou dans un lieu frais ;
- Se couvrir la tête ;
- Prévenir son employeur si l’on constate un comportement anormal chez un collègue ;
- Demeurer à l’affût des symptômes et des signes qui annoncent un coup de chaleur, par exemple des étourdissements, des vertiges ou une fatigue inhabituelle.
