Personnes immigrantes :

Vos droits et responsabilités au travail

La plainte pour harcèlement psychologique ou à caractère sexuel

à retenir

▶ Un salarié victime ou témoin de harcèlement psychologique ou sexuel doit le signaler. Un témoin de harcèlement doit également signaler la situation et est protégé contre les représailles.

▶ Il peut en parler à son employeur, consulter un médecin, avertir la CNESST ou déposer une plainte officielle (délai de 2 ans après le dernier événement). Les salariés syndiqués passent par leur syndicat, qui a le mandat de les représenter de façon juste et objective.

▶ Si le harcèlement cause une lésion physiques ou psychologiques reconnue par un médecin, une réclamation pour accident du travail est possible, en plus de la plainte pour harcèlement psychologique ou sexuel.

Sommaire

En cas de harcèlement psychologique ou à caractère sexuel

Un employé qui subit du harcèlement psychologique et sexuel dans son milieu de travail — ou qui en est témoin — doit le dénoncer. Plusieurs mécanismes s’offrent alors à eux.

Dès lors qu’une situation de harcèlement psychologique ou à caractère sexuel est avérée, le salarié peut, selon les cas, prendre plusieurs actions.

Si un employé croit être victime de harcèlement, il peut :

  • Parler de sa situation en informant son employeur ou son syndicat, si cela est possible ;
  • Consulter son médecin s’il pense que sa santé physique ou psychologique est atteinte ou en danger ;
  • Signaler la situation à un inspecteur de la CNESST ;
  • Déposer une plainte pour harcèlement psychologique ou sexuel au travail.

L’employé a 2 ans après le dernier événement de harcèlement pour déposer sa plainte. Il est aussi recommandé de faire une réclamation pour un accident du travail également si le harcèlement a conduit à une lésion psychologique ou physique attestée par un médecin.

Alternativement, et selon les cas, le salarié peut aussi envisager de :

Si un employé est témoin de harcèlement, il doit signaler la situation :

  • À son employeur, au représentant en santé et sécurité, à l’agent de liaison en santé et sécurité, aux membres du comité en santé et sécurité,
    ou
  • À un inspecteur de la CNESST.

L’article 122 de la Loi sur les normes du travail protège cet employé contre les représailles.

Pour faire valoir ses droits, la personne salariée syndiquée doit s’adresser d’abord directement à son syndicat pour déposer un grief. La convention collective précise généralement la procédure à suivre. Le délai minimal est toujours de deux ans, mais la convention peut en prévoir un plus long. Le syndicat a le devoir de représentation juste et objective envers ses membres (Art. 47.2 du Code du travail).

Si la personne travaille pour la fonction publique non régie par une convention collective, y compris les membres et les dirigeants d’un organisme, elle peut déposer un recours auprès de la Commission de la fonction publique :

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